Contre La sansure

Le FNDC recommande une prolongation de 17 mois pour le CNRD

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Pour un retour à l’ordre constitutionnel normal, le nouveau FNDC, qui ne compte plus de partis politiques en son sein, a proposé un mémorandum de 10 pages dont copies ont été offertes notamment à la Présidence, à la CEDEAO, aux Nations-Unies et tant d’autres organisations internationales.

 

Dans ce mémorandum, dévoilé ce matin lors d’une conférence de presse qu’il a organisée à cet effet, le FNDC estime qu’une durée de 24 mois pourrait suffire pour un retour à l’ordre constitutionnel. Et cela, à compter du 5 septembre 2021, date du renversement du régime dictatorial d’Alpha Condé, au 5 septembre 2023.

Oumar Sylla (Foniké Manguè) coordinateur du mouvement, Sékou Koundouno, Ibrahima Diallo et leurs camarades ont salué les actes forts posés par le CNRD après sa prise du pouvoir, mais soupçonnent la junte de vouloir conduire la transition dans le flou total afin de rester longtemps au pouvoir en excluant les forces vives de la nation (partis politiques et forces sociales).

Ils soulignent que l’absence de dialogue inclusif et constructif entre le CNRD et les forces vives sur le contenu, la durée et le chronogramme de la transition peuvent engendrer des risques d’instabilité dans notre pays et indiquent que la proposition du FNDC pour une sortie rapide de cette transition, qui tient compte des réformes institutionnelles, peut favoriser le retour à l’ordre constitutionnel au cours des 17 prochains mois.

Ils proposent un délai de trois (3) mois pour procéder à la révision de la Constitution du 7 mai 2010 et son adoption par voie référendaire, en priorisant la révision des lois organiques ayant des incidences sur le processus électoral en vue d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Il s’agit de la loi électorale, la loi sur la cour constitutionnelle, la loi sur la cour des comptes. Ils appellent à la réhabilitation des institutions de la République pouvant faciliter le retour à l’ordre constitutionnel, en priorité la Cour constitutionnelle, l’organe indépendant de gestion des élections, la Cour des comptes.

Pour eux, sur la base du dernier audit du fichier électoral effectué par les experts de la CEDEAO en 2020, le recrutement d’un opérateur compétent pour la révision de l’actuel fichier électoral afin de donner la possibilité aux citoyens en âge de voter de s’enrôler est nécessaire.

Avec cette proposition du FNDC, un constat sur la durée de cette transition guinéenne semble tourner entre 24 et 30 mois. « La question, selon un analyste politique, est de savoir si toutes les propositions soumises vont du 5 septembre 2021 ou d’avril 2022. Et comme la CEDEAO a recommandé aux autorités maliennes pour une période de 12 à 16 mois, vu le contexte là-bas, c’est certain qu’ici aussi des propositions de ce genre pourraient être faites ici. Un consensus de 17 mois peut être trouvé vu cette proposition du FNDC, qui va avec celles de l’UFDG, de l’UFR… »

 

Hamidou BAH

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