COP30: l’Afrique veut bien sauver Dame Terre, mais peut si peu!
Du 10 au 21 novembre, ils seront nombreux à affluer vers le Brésil, non pas pour jouir des charmes des plages de Copa Cabana, encore moins du vert luxuriant de la forêt d’Amazonie! Du reste, ces merveilles de la nature sont, elles-mêmes, sous la menace inexorable du changement climatique, contre lequel certains luttent avec leur dernière énergie mais que d’autres assimilent à «la plus grande arnaque jamais menée contre le monde».
Les hôtes du président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, répondent, à l’occasion de la COP30, au tocsin sonné, par l’ONU, chaque fois que de besoin, pour se pencher sur la mauvaise santé de l’environnement qui suffoque, attaquée jour et nuit par des hommes et des pays engagés dans une industrialisation à outrance. Grands prédateurs de tous les temps, ces agresseurs devant l’Eternel ne laissent pas le moindre répit à cette terre qui leur été léguée dans un état plus enviable, par les générations précédentes, à charge pour celle d’aujourd’hui de la protéger et de l’entretenir, afin de la laisser en meilleur état encore, aux générations futures.
Malheureusement, au fur et à mesure que les COPs se suivent, elles traînent derrière elles, le lourd passif d’engagements pris dans une ferveur inégalée mais peu ou prou respectés dans la réalité. Pire, les plus grands pollueurs, la Chine et les Etats-Unis, pour ne pas les nommer, sont aussi les mauvais élèves de la classe, en matière de combat pour la survie de la maison commune! «Nous avons échoué à limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris», a, d’ailleurs, malheureusement, reconnu, le Secrétaire général de l’ONU. Antonio Guterres, s’exprimant ainsi à Belem, ne se fait que le porte-parole d’un monde désabusé face à son échec de vaincre l’avancée à pas de géants du désert et de la fonte à vitesse grand V des glaces. Tout se passe dans ces sommets contre le réchauffement climatique, comme si le temps n’était pas devenu notre pire ennemi. Et cette lutte semble, visiblement, perdue d’avance, tant que les puissances de ce monde, ne reviendront pas à de meilleurs sentiments!
L’Afrique, certes, est loin de prétendre à la catégorie «grands pollueurs», mais c’est sur ce continent où de mauvaises habitudes comme les feux de brousse, et le peu d’élan véritable dans la plantation d’arbres pour régénérer ou renforcer le couvert végétal, ont encore la peau dure. Sans oublier que l’exploitation des énergies fossiles, notamment le pétrole, demeure une problématique d’envergure pour des pays dont le sous-sol en regorge et qui en font, à raison, une rampe de lancement de leur développement. Et il en sera ainsi, tant que les efforts ne seront pas équitables au niveau des uns et des autres et que les promesses mirobolantes de compensation seront faites aux «pauvres», mais jamais tenues. Demain n’est donc pas la veille pour les Africains de contribuer avec la dernière ardeur au combat pour la survie de la terre, tant que les gladiateurs qui doivent descendre dans l’arène se déroberont à leur responsabilité historique.
Sans jouer les oiseaux de mauvais augure, il est, en tout cas, difficile de voir dans la 30e conférence de l’ONU sur le climat, un sommet plus, malgré la volonté affichée de téméraires comme Luiz Inacio Lula da Silva. Quant à l’Afrique, elle voudra sans doute être aux avants postes de ce combat, mais peut si peu!
Par Wakat Séra!

In. https://www.wakatsera.com/cop30-lafrique-veut-bien-sauver-dame-terre-mais-peut-si-peu/
