AVONS-NOUS RÉELLEMENT LE DROIT D’OCCULTER UNE PARTIE DE NOTRE HISTOIRE?
Suite à la dernière sortie du Cardinal Robert Sarah, notamment sur les Cases de Bellevue et l’Aéroport de Conakry, que le CNRD a décidé de nommer Ahmed Sékou Touré, et les commentaires qui ont suivi, le Curé de la paroisse Ste Odile de Simbaya, Père Joseph Emmanuel CORREA, a fait ses commentaires.
Soulignant qu’il « parle en tant que prêtre et amoureux de ce pays. Il me semble que nous n’avons guère intérêt à nous lancer dans des querelles de mots à vouloir perdre notre temps à chasser des mouches. Ouvrons nos yeux et nos cœurs pour nous attacher à l’essentiel », il a indiqué que « les propos du Cardinal sont clairs et respectueux. S’il y a un démenti à lui porter, les voix autorisées sont là pour le faire. Il me semble que l’époque des argumentations à base d’affirmations associatives est révolue. Et nous ne sommes pas sur un ring pour nous défoncer encore moins dans une arène pour nous trucider ».
Pour lui, « le débat autour des domaines…Chacune des parties n’a qu’à exhiber leurs actes de propriété qui légitiment leur droit. Et l’autorité saura bien en découdre puisque le dernier mot lui revient. De grâce arrêtons à ce sujet l’occasion de nous défouler inutilement sur les antennes, en tenant hélas des propos inappropriés ».
Un Peuple qui ignore son histoire n’est-il pas obligé de la réécrire ?
Au sujet de « la dénomination de l’aéroport…j’aimerais bien être tenté de reprendre les propos d’un jeune internaute. A savoir « ce qui est fait, est fait. A chacun d’en tirer les conséquences qui en découlent. Je me suis seulement demandé si cette annonce avait été le fruit d’une décision prudentielle concertée. Nous sommes un Peuple, une famille. Nous avons une histoire et nous sommes cette histoire. Avons-nous réellement le droit d’occulter une partie de notre histoire? Un Peuple qui ignore son histoire n’est-il pas obligé de la réécrire ? »
Auteur du livre ‘Et si le mal de l’Afrique était d’ordre spirituel ?‘, ouvrage analyse la perte de vitesse de la foi dans le vécu des Africains, le père Joseph Emmanuel Corréa suggère, au « nom du Très Haut, si ce que nous devons dire ou écrire n’apaise pas, autant nous en abstenir. Nous avons beaucoup affaire, attelons-nous à l’essentiel. Que le Dieu de la Paix cimente en nos cœurs des desseins puissants et vrais pour la reconstruction de nos personnes et celle de notre Nation. Amen« .
Khady THIAM
