SEULS DALEIN ET CERTAINS DE SES CONSEILLERS SAVENT L’INTÉRÊT QU’ILS ONT POUR CE POSTE.
Le Collectif des partis politiques de Guinée (C.P.P) va-t-il éclater suite au choix porté sur Cellou Dalein Diallo, qui a été démocratiquement choisi porte-parole du Collectif des partis politiques de Guinée ? Dr. Ousmane Kaba qui s’était le plus illustré contre cette désignation va-t-il se ranger derrière ce choix ou, va-t-il encourager d’autres comme lui à créer une nouvelle coalition, dont le RPG a-e-c d’Alpha Condé ?
Le Président de l’UFR, Sidya Touré, invité de ‘Mirador’ de FIM FM était du nombre des leaders à s’opposer à la désignation de Cellou Dalein Diallo comme porte-parole du C.P.P. Pour lui, « le CPP, ce n’est rien du tout. C’est un collectif de partis politiques réunis pour discuter de quelque chose ; une fois sortis de là, il n’y aura plus rien. (…). C’est informel, ce n’est rien du tout. Même ce qu’on a constitué là, il y en a qui veulent une transition de 15 mois, et d’autres qui veulent une transition de 3 ans. (…). Quand on ne s’est pas entendu sur le choix du porte-parole l’autre jour, j’ai décidé de recevoir la réunion chez moi et de continuer, entre-temps, les consultations ».
Le collectif n’avait besoin ni de président ni de chef de file, ni de porte-parole.
Poursuivant, le leader de l’UFR, doyen de la classe politique guinéenne, précise : « mais les positions n’ont pas bougé jusqu’au jeudi. Il y en a qui voulaient Cellou comme porte-parole alors que d’autres ont estimé que le collectif n’avait besoin ni de président, ni de chef de file, ni de porte-parole. Moi je ne veux pas de ça, c’est clair. Je ne me cache derrière quoi que ce soit, le CPP n’a pas besoin d’un porte-parole permanent. Ça n’a rien à voir avec la personne de Cellou« .
Pour un commentateur, « le leader de l’UFDG n’aurait pas dû prendre ce poste de porte-parolat du C.P.P. Il aurait demandé que ce poste revienne à l’ANAD, mais pas à son président car lui Dalein a trop de choses plus importantes à gérer qu’à porter la parole de cette bouillabaisse politique guinéenne où les plus petits, qui ne représentent rien, croient qu’ils doivent avoir les mêmes droits que les plus grands. Et d’ailleurs, comme l’a dit le Premier Ministre Sidya Touré, ce C.P.P. n’a vraiment pas besoin ni de président ni de chef de file, ni de porte-parole. Seuls Dalein et certains de ses conseillers savent l’intérêt qu’ils ont pour ce poste« .
Un analyste politique estime que « cette structure informelle, comme l’a qualifiée Sidya Touré, a sa raison d’être. Mais si tous ne voient pas les choses de la même façons, il faudrait qu’ils acceptent de redéfinir les choses et constater qu’ils deux clans dans ce C.P.P. Que chacun ait son porte-parole si nécessaire. Le plus important est qu’ils s’entendent sur les voies à mettre en action pour une transition qui ne va pas excéder les 15 mois ou, tout au plus, les 18 mois. Soumettre cela au CNRD et au G 5 guinéen, c’est-à-dire la CEDEAO, les Nations-Unies, l’Union européenne, la France et les États-Unis. Comme cela les lignes vont bouger dans le bon sens« .
Brehim Ould MAHMOUD
