Contre La sansure

SI LA TRANSITION CONTINUE À CETTE VITESSE, SIDYA TOURÉ ANNONCE UNE BOMBE AU NIVEAU ÉCONOMIQUE ET FINANCIER.

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Depuis la rencontre de samedi dernier, 15 janvier 2022, entre la classe politique et le Colonel Mamady Doumbouya, entouré de son premier Ministre, de son Porte-parole et Ministre Secrétaire général du gouvernement et du Ministre de l’Administration du territoire, la quasi unanimité des analystes politiques convient que ces militaires veulent confisquer le pouvoir.

Selon un de ces analystes, « aux sages et aux coordinations régionales, le Colonel-Président a désigné la classe politique comme étant le responsable du retard de l’installation du Conseil national de la transition. Ce qui n’est pas vrai. Disons que ceux qu’ils ont choisi pour les accompagner dans cette transition ont leurs plans. Ils veulent tirer profit de la situation au maximum avant de céder la place. Mais, leur plan est en train de mal se dérouler. Car la Guinée s’expose à des sanctions« .

Erreur de casting

Invité de l’émission ‘Mirador’ chez FIM FM, l’ancien premier Ministre et Président de l’UFR, Sidya Touré s’est demandé « qu’est-ce qu’on gagnerait à chercher à passer du temps ? » et souligné que « plus le temps passe, plus les problèmes s’accumulent. Je crois que ce n’est pas un bon calcul de chercher à gagner du temps. Je ne crois pas que c’est le calcul. Si c’est le cas, je crois qu’il y a une erreur de casting quelque part. Il faut que le débat s’ouvre, on ne peut quand-même pas l’occulter« .

 

Pour lui, « nous sommes quand même en transition, quels que soient les bons points que nous avons accordés au colonel Mamady Doumbouya, la transition reste la transition. Plus ça tarde, plus ça constitue une bombe au niveau économique et financier que nous allons trouver devant nous bientôt« .

Certains acteurs politiques estiment que « Colonel Doumbouya et ses camarades vont tout faire pour diviser la classe politique. Ils diront à nombre d’entre eux de les appuyer afin de faire face aux grands partis et aux leaders politiques. Mais cela ne pourra pas marcher. La communauté internationale veille. Sans elle, nos pays ne marchent pas. Au Mali voisin, Colonel Assimi Goïta va négocier avec la CEDEAO. Les gouvernements de Mauritanie et de l’Algérie, sur lesquels il compte pour briser les sanctions lui ont conseillé d’organiser des élections cette année. Ce sera le cas pour la Guinée. Il faut négocier ou affronter les sanctions et ses conséquences« .

Mamadou Alpha BAH

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