Kassory et autres écroués à la maison centrale de Coronthie
Cet événement était attendu, parce que sous Alpha Condé, l’ancien président guinéen, c’est par centaines de millions de dollars que se comptaient les montants de détournements. Sous ce régime, balayé le 5 septembre 2021 par les forces spéciales du Colonel Doumbouya, de nombreux crimes économiques et de sang ont été commis. L’ex président, dans nombre de ses discours, indiquait que ses collaborateurs étaient auteurs de détournements de deniers publics, de malversations, de corruption…
Par la Banque centrale, les contrats miniers, les financements extérieurs, combien de milliards de dollars sont allés dans les comptes des dignitaires RPG et alliés alors que le pays manque d’infrastructures dans les secteurs de la Santé, de l’Éducation, des routes, bref en tout. L’eau ne coule pas dans les robinets du pays qualifié de ‘château d’eau de l’Afrique de l’Ouest’, et l’électricité est une autre denrée qui manque aux guinéens, malgré quelques milliards d’autres dollars investis.
Routes, mines (Bauxite, or…) , Eau, Électricité, Impôts, Douanes etc. sont des secteurs qui ont permis aux dirigeants guinéens, sous Alpha Condé, de s’enrichir rapidement au détriment du développement du pays. Et ce ne sont pas seulement les cadres de son parti et ceux des alliés qui ont commis ces crimes.
Il y a des fonctionnaires (toutes régions, ethnies et appartenance politique), devenus spécialistes de ces crimes, qu’il faudrait également pouvoir identifier pour les envoyer à la CRIEF. Car, ils sont souvent parvenus à opérer des décaissements pour payer des fonctionnaires fictifs, des étudiants fictifs (dans des écoles et Universités privées). Ce système de détournements existe depuis la deuxième République sous le régime du Général Lansana Conté. À sa prise du pouvoir, Alpha Condé n’a fait que changer les dirigeants du système par des cadres de son parti et surtout ceux de sa région.
Que tout ce monde, auteurs de crimes économiques majeurs (sans compter ceux de sang) soit conduit à la Maison centrale, où croupissent des auteurs de larcins, est loin d’être une injustice. S’ils avaient géré convenablement ces ressources, la Guinée aurait été dans une meilleure situation aujourd’hui. Par exemple, ils avaient la possibilité de construire en moins de trois (3) années le centre administratif sur le site de Koloma Kaporo… de commencer la reconstruction du chemin de fer, pour le prolonger au moins jusqu’à la frontière du Mali.
Jusqu’où ira cette opération ? Alpha Condé, le chef de cette gestion, sera-t-il inquiété car, lui seul sait où il placé les fonds qu’il a collectés de Rio Tinto (près d’un milliard US), des prêts de l’Angola et du Congo Brazzaville ; des contrats signés avec les minières pour brader la bauxite guinéenne.
En attendant, Me Salifou Béavogui informe qu’ils « ont tous été inculpés pour détournements des deniers publics. Le procès aura lieu le 11 avril devant la chambre de la CRIEF. Ils ont été placés sous mandat de dépôt. Nous protestons contre cette façon de faire. Vous savez, nous avons toujours dénoncé dans ce pays l’injustice. Nous sommes allergiques à l’injustice. Nous comprenons que nous avons à faire à une procédure expéditive et punitive. Des citoyens guinéens sont en conflit avec la loi. Nos clients partent en prison pour l’instant mais nous pensons qu’ils ne méritaient pas d’être en prison parce qu’ils bénéficient de la présomption d’innocence. Ils sont au nombre de quatre. Le Premier ministre, Kassory, les ministres Mohamed Diané, Oyé Guilavogui, Diakaria Koulibaly
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