Mali: La guerre de sécession déclarée et ouverte!
L’unité et l’intégrité du Mali, jadis, sacrées, n’ont jamais été menacées comme maintenant qu’une junte sourde et aveugle, bornée, s’est mise en tête de diriger le pays, d’une main de fer, dans l’ostracisme et l’autarcie totale. D’une part, l’insécurité gagne du terrain, et se répand comme une traînée de poudre, de l’autre, les fondements de l’Etat et de la nation sont gravement remis en cause. Voilà à quoi ressemble le Malikoura ( nouveau Mali), promis et tant clamé par les fous de Bamako.
Va-t-on assister à une chute vertigineuse du Mali qui va éclater en petits morceaux? Assimi Goita et consorts qui se sont installés dans l’habitude chronique de faire la sourde oreille et de foncer la tête baissée, vont-ils ajouter à leur triste bilan, la partition du Mali, désormais, en marche, à pas forcés?
Bientôt, on ne parlera plus du Mali, tel qu’il a existé jusqu’à ce jour, qu’au passé parce qu’il y a un véritable risque qui pèse sur son unité apparente et son intégrité, de tout temps, menacée et remise en cause.
Ce territoire, tentaculaire, à l’histoire mouvementée, aux réalités complexes et très mouvantes, est une mosaïque de peuples, de cultures et de civilisations qui a tenu tant bien que mal en résistant à toutes les intempéries politiques, aux vicissitudes du temps, aux tensions inter-communautaires. Par la faute des dirigeants militaires qui gouvernent par la force et dans l’exclusion, les tensions sont ravivées, les tentations séparatistes refont surface, les visées indépendantistes sont remises au goût du jour.
Dans cette optique, un congrès extraordinaire des mouvements regroupés au sein du cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement ( CSP-DPA) a été organisé dans la région de Kidal, à Tinzaouatene du 26 au 30 novembre 2024. Là où les FAMA et leurs soutiens russes ont mordu la poussière dans une humiliante défaite face à des séparatistes, héroïques.
Des décisions importantes qui constituent une évolution inquiétante dans la situation malienne car lourdes de conséquences sur l’unicité de l’Etat et la concorde nationale, ont été annoncées, solennellement.
1- Dissolution des mouvements existants, à savoir:
– Le haut conseil pour l’unité de l »Azawad ( HCUA)
– Le mouvement national pour la libération de l »Azawad ( MNLA)
– Le mouvement arabe de l »Azawad ( MAA)
– Le Groupe d’auto-défense Touareg, Imghad, et alliés ( GATIA)
une nouvelle entité qui fédère toutes les énergies et regroupe toutes les forces des mouvements dissouts dans un seul et unique creuset voit le jour: le Front de libération de l »Azawad ( FLA). Structure politio-militaire, elle a pour vocation, la libération totale de l’Azawad qui entend s’auto-administrer en mettant en place son propre exécutif. A la clé, l’adoption d’un drapeau symbolisant les réalités du terroir, d’une charte fixant les objectifs et les principes de la nouvelle autorité de l »Azawad.
Les signataires qui, représentent chacun, un des mouvements ayant fusionné pour constituer le front unique appelle tous les Azawadiens où qu’ils se trouvent à se joindre à leurs efforts de même qu’ils invitent la communauté internationale à reconnaître leur nouvel organe comme l’unique représentant légitime du peuple de l »Azawad.
Et, comme un malheur n’arrive jamais seul, le groupe de soutien à l’islam et aux musulmans ( JNIM) informe avoir décidé de fermer toutes les routes menant à localité de Léré, et ce à compter du vendredi 29 novembre 2024. Cette décision, à l’en croire, viserait à reguler les déplacements dans la région. Le groupe avertit que la mesure doit être observée rigoureusement par tous au risque de provoquer des incidents regrettables.
Ces nouveaux épisodes dans la crise qui mine le Mali et la menace de disparition révèlent que la junte vit dans le déni. Pendant qu’elle se calfautre dans la ville caserne de Kati dans la luxure et l’opulence et se berce d’illusions, le Mali court, inexorablement, à sa perte, va droit dans le mur, connaît les plus sombres pages de son histoire. A cause d’une bande d’incapables militaires au pouvoir et de la passivite de populations pourtant de tradition guerrière, tout un pays, qui n’existe plus que de nom et risque d’être rayé de la carte, se disloque, au grand dam du monde et pour le plus grand malheur de son peuple devenu l’ombre de lui-même et un des damnés sur terre.
Qui pour sauver l’âme du Mali , l’honneur des Maliens ?
Les congressistes disent partir d’un certain nombre de constats donnés:
– Le non-respect des engagements des différents accords de paix signés conclus avec les autorités centrales depuis que l’Azawad a été intégré dans le Mali.
– Les exactions commises contre les populations civiles notamment par l’armée nationale malienne et ses supplétifs russes du groupe Wagner.
– La destruction d’infrastructures dans la région et l’exode massif de populations fuyant les atrocités et les brimades
– L’ instabilité grandissante dans la bande sahelo-sahelienne qui nécessite l’union des forces de tous les mouvements de l’Azawad pour défendre les aspirations profondes de ce peuple martyr.
La menace de sécession qui fait trembler à Bamako a été suivie ce dimanche 1er décembre de sanglantes représailles. La junte malienne a procédé aux environs de 6 h du matin à quatre frappes de drones sur les sites de réunions des responsables du nouveau front de libération de l’Awazad. Plusieurs hauts dirigeants du front et des chefs des communautés tribales touaregs ont péri.
Ce-sont:
– Chogheib ag Attaher chef de tribu idnane
– Albarka Ag Alfaki notable de la communauté idnane
– Fahad Ahmad responsable du mouvement ancien chef militaire du Gatia
– Mohamed Ag Acherif dit Mafik , cadre politique du mouvement
– Mossa Ag Baye , notable de la communauté idnane
– Bachar Ag Ahmad , cadre administratif du mouvement.
– Sidi Ag Baye, cadre politique du mouvement.
Selon des responsables joints sur place, les généraux autoproclamés et cadavres ambulants viennent de franchir le rubicond et d’occasionner l’escalade. La lutte pour la libération de l’Azawad ne fait que commencer. Les martyrs, tombés pour la cause, galvanisent la lutte pour laquelle il y’a un prix à payer, par laquelle passe aussi la dignité du peuple de l’Azawad .
Samir Moussa
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FRONT DE LIBÉRATION DE L’AZAWAD (FNLA)
Communiqué N*001-CC/FLA-2024
Le Front de Libération de l’Azawad issu de la fusion des mouvements CSP-DPA informe l’opinion nationale et internationale que ce matin du Dimanche 1 Décembre 2024 à quelques centaines de mètres de la frontière Algérienne à Tinzawatene, faisant des martyrs de la cause Azawadienne après plusieurs frappes synchronisées de drone.
Sur le fronton du mémorial de sa lutte légitime, le Front de Libération de l’Azawad ajoute avec émotions à la longue liste de martyrs tombés sur le champ d’honneur:
– Fahad AG ALMAHMOUD, responsable du Mouvement
– Chogheib AG ATTAHER, Chef de Tribu Idnane,
– Albaraka AG ALFAQI, Notable de la communauté Idnane,
– Sidi AG BAYE, cadre politique de Mouvement,
– Bachar AG AKHMAD, cadre administratif du Mouvement,
– Mohamed AG ACHERIF, cadre politique de Mouvement ,
– Mossa AG BAY, Notable de la communauté Idnane.
Le Front de Libération de l’Azawad rend un vibrant hommage à la mémoire de ces victimes tombées pour la concrétisation d’un idéal, celui de rendre toute sa dignité au peuple Azawadien. Gloire donc à nos martyrs.
Ina l’Illahi wa ina illayhi Rajighoun.
Le FLA est décidé plus que jamais de faire aboutir par tous les moyens légaux et légitimes le bien-fondé de la cause pour laquelle le sang de nos martyrs est quotidiennement versé.
Les révolutionnaires tombent et tomberont encore mais la révolution ne s’en ressentirait que plus forte, plus resistante et encore plus ancrée.
Le Front de Libération de l’Azawad présente ses vives condoléances à tous les Azawadiens et singulièrement aux familles et proches éplorés par cette énième tentative de casser la dynamique qui est désormais notre plus vive raison d’être : la libération totale de l’Azawad.
Tinzawaten, le 1er Décembre 2024
