Le départ des partis cube Maggi : une purge salutaire pour le RPG Arc-en-Ciel et la renaissance de son socle
Il est des ruptures qui, loin de fragiliser, purifient. Il est des départs qui ne désorganisent pas mais réorganisent l’ordre des choses. Et il est des alliances qui, dès leur formation, contenaient les germes de leur propre trahison.
Ainsi en est-il du retrait de certaines formations politiques marginales éphémèrement agrégées à notre noble famille politique que le peuple a, avec une justesse acide, baptisées partis cube Maggi. L’image est crue, mais elle dit tout : entités sans consistance idéologique, soluble dans toutes les conjonctures, malléable à tous les régimes, et surtout, orphelines de toute base militante réelle.
Leur rupture avec le RPG Arc-en-Ciel, loin de nous déstabiliser, constitue un soulagement, voire une hygiène politique. Car la santé d’un projet politique ne se mesure pas à la quantité de ses compagnons de route, mais à la qualité de leur loyauté. Ces formations n’ont jamais incarné un engagement profond ; elles ont toujours agi comme des variables d’ajustement dans l’arithmétique du pouvoir. Leur opportunisme est ancien, leur duplicité connue, et leur trahison, prévisible.
Depuis l’infâme séisme du 5 septembre 2021, ce que certains osent encore appeler un « redressement » s’est progressivement révélé pour ce qu’il est : un parjure institutionnel, une déchéance républicaine. Mais au milieu des ténèbres, une lumière : ce coup de merde, pour employer le lexique du peuple, nous aura au moins appris à distinguer les alliés de circonstance des compagnons de conviction. Il nous a enseigné que la politique guinéenne regorge d’êtres mues non par des idées, mais par des instincts souvent carnivores, parfois barbares.
Ces partis cube Maggi n’ont de valeur que dans les compromissions les plus abjectes. Leur légitimité n’est ni historique, ni populaire, mais transactionnelle.
Ils vendent leur silence, troquent leur allégeance, et monnayent leur présence. Ce ne sont pas des forces, mais des fardeaux. Ce ne sont pas des partenaires, mais des parasites. Leur départ constitue dès lors une purge salutaire, aussi bien pour la clarté doctrinale de notre projet que pour l’intégrité morale de notre formation.
Nous considérons leur retrait de la coalition non pas comme un désengagement, mais comme une délivrance. La posture actuelle du RPG Arc-en-Ciel se veut une reconquête de la rigueur, un retour au socle fondateur ce que nous appelons, avec gravité et fierté, le socle Alpha Condé. Non pas un culte de la personnalité, mais l’affirmation d’une doctrine, d’un legs, d’une espérance politique nourrie par le combat pour la souveraineté nationale, la justice sociale et la dignité africaine.
À ce stade, une mise en garde s’impose : quiconque quitte une formation politique devrait avoir la décence de renoncer à son nom. Il ne sied ni à l’honneur ni à l’éthique de parler au nom d’un parti que l’on a trahi, quitté ou vilipendé. Le RPG ne saurait tolérer que des individus ou microstructures continuent à user de son appellation pour masquer leur reconversion mercenaire. Laissez le nom du RPG là où vous avez laissé ses principes.
Et nous alertons dès à présent, avec une solennité ferme, le grand preneur de pourritures politiques du moment : ce club de cube Maggi n’est ni fiable, ni loyal. Il est un creuset d’opportunistes, capables de toutes les contorsions idéologiques pour s’agripper aux dividendes du pouvoir. Ceux qui, par calcul ou naïveté, leur offrent des strapontins politiques, s’exposent à l’implosion certaine de leurs propres alliances. L’Histoire est là pour témoigner.
Face aux calomnies, aux invectives et à la diffamation désormais récurrentes à l’endroit de notre parti, nous nous réservons le droit d’engager des poursuites judiciaires contre ceux qui, confondant liberté d’expression et pulsion prédatrice, s’autorisent à salir notre nom et à diffamer nos cadres. L’arène politique n’est pas un abattoir moral où s’exerce l’instinct carnivore des frustrés en mal de légitimité.
Oui, le RPG Arc-en-Ciel est en reconstruction.
Mais cette reconstruction ne se fera ni dans la compromission, ni dans l’effacement. Elle se fera dans la vérité. Elle se fera par la fidélité. Et surtout, elle se fera en se libérant de l’encombrement des consciences souillées.
Car à la fin, les traîtres ne prospèrent jamais. Ils apparaissent, brillent un instant dans la fange, puis disparaissent sans postérité. Le RPG, lui, demeure. Et comme le dit si bien Saint-Augustin : « Ce n’est pas le vent qui emporte la maison, mais l’absence de fondation. » Nous avons un fondement. Nous avons un socle. Et nous avons la mémoire. Que nul ne s’y trompe.
Konate Lanciné

