Contre La sansure

Me Mohamed Traoré écrit à ses confrères

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Bonjour chers confrères

Je voudrais exprimer ma gratitude envers vous tous. Après m’avoir enlevé et torturé physiquement et moralement (violents coups de matraques, de ceinturons, gifles, injures grossières, menaces de de me crever les yeux ou de me tuer) mes ravisseurs m’ont abandonné à Bangouya, dans Coyah (c’est après Kouria) où des citoyens m’ont recueilli jusqu’à l’arrivée de Me Soufiane Kouyaté et de mon fils que j’ai réussi entre-temps à joindre.

Je ne suis pas surpris par cette opération. Je savais que j’allais subir tôt ou tard ce sort à cause de mes prises de position. C’est le jour qui n’était pas encore arrivé.

Mais en dépit des sevices qui m’ont été infligés, c’est votre élan de solidarité, vous chers confrères, qui m’impressionnent et qui me permettent de surmonter mes douleurs. J’en ai été ému aux larmes.

Je peux m’estimer heureux car d’autres n’ont pas eu la même  » chance » que moi. J’aurais pu subir le même triste sort que ces derniers.

Merci infiniment à toutes et à tous, particulièrement le Conseil de l’Ordre qui a fait preuve de promptitude pour s’enquérir de mes nouvelles.

NB. Ce message, c’est juste pour rassurer. Je continue mes soins.》

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