Il faut se méfier de l’eau qui dort
Mon cher Souleymane ‘Souza’ Konaté, dans votre tribune, L’heure de vérité a sonné ! (*), que guinafnews.org et nombre d’autres médias en ligne ont publiée, vous soutenez : »Ceux qui avaient parié trop tôt sur leur capitulation se rendent compte qu’ils ont vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué. » Je n’aurais pas critiqué le texte s’il avait été publié au lendemain du 5 septembre prochain… La ville pourrait être paralysée dans certains secteurs, mais de manifestation réelle, je doute fort qu’il puisse y en avoir.
Cependant, le CNRD et son gouvernement doivent se méfier de l’eau qui dort. Ces dizaines, voire centaines de milliers de personnes, que l’Intelligence articielle identifie comme des êtres »qui semblent calmes, inoffensives ou silencieuses, car elles peuvent être plus dangereuses ou insidieuses qu’il n’y paraît… ». Dans les rangs de leurs mouvements de soutien pour l’adoption du projet constitutionnel, qui légalisera la candidature du président de la Transition, Général Mamadi Doumbouya, selon des commentateurs, »nombre de ces personnes y auraient leurs places… pour bouffer, pour ne pas être inquiétées. Hier, Ils l’ont fait avec Alpha Condé pour son troisième mandat. Ce que les amis de Doumbouya devraient faire, c’est l’encourager à négocier avec ces forces vives, pour partager le pouvoir. »
Erreur des Forces vives.
Les Forces vives ont commis une énorme erreur en boudant les travaux du dialogue interguinéen organisé par les facilitatrices (Dr Makalé Traoré, Mme Aïcha BAH et Mme Joséphine Léno). A ce rendez-vous, le G5 Guinée (Cedeao, Nations-Unies, France, Union européenne et Etats-Unis) étaient présents. Certains d’entre eux, comme l’Ambassadeur américain, Troy Damian Fitrell, ont souhaité leur participation. Ce mauvais choix des Forces vives a fait desserrer l’étau autour du cou du CNRD du général Doumbouya et de leurs alliés, car ils auraient été dans une situation de céder du terrain.
Il a fallu ‘l’aide’ du président en exercice de la Cedeao, Umaru Sissoko Embalo, pour faire rouvrir les portes du dialogue en mars 2023. En situation de force, grâce à l’organisation du dialogue interguineen (boudé par les Forces vives), les autorités guinéenes, pour leur part, n’ont accordé que très peu d’intérêts à ce dialogue présidé par les guides religieux. Ces derniers ont fini par faire constater l’échec du dialogue.
Plutôt qu’organiser des manifestations qui, même si le gouvernement en autorisait certaines d’entre elles, pourraient n’apporter aucun changement au plan de ce qu’elles appelent »de confiscation du pouvoir », les Forces vives ne devraient-elles pas faire des propositions à la Cedeao et aux autres membres du G5 Guinée allant dans le sens de la formation d’un gouvernement d’union nationale et d’un CNT pour organiser la fin de la transition, quitte à la prolonger jusqu’en avril 2026 ?
