Forêt en otage : des cadres vendus au service du bourreau des Forestiers
Un Sudiste digne ne trahira jamais sa communauté pour accorder à Doumbouya ce que les Guinéens ont refusé à Dadis !
Alors que la Forêt continue de payer un lourd tribut aux dérives du pouvoir humiliations, exécutions, prisons et routes en ruine certains cadres se livrent à une trahison politique inqualifiable : soutenir Mamadi Doumbouya, celui-là même que la communauté accuse d’avoir piétiné son honneur et la mémoire de ses martyrs.
Le rappel des blessures
Dadis Pivi humilié. Des centaines d’officiers forestiers brisés. Près de 400 fils de la Forêt tués dans l’impunité. Des routes du grand Sud avalant véhicules et vies humaines, comme le montrent les images publiées par Bernard, l’ancien Premier ministre putschiste. La Forêt vit depuis des années sous le joug des humiliations et du mépris, ses enfants pourchassés comme des rebelles, ses familles plongées dans un deuil sans fin.
L’indignité des cadres vendus
Et malgré tout, certains osent s’exhiber, parlant au nom d’une Forêt qui tire aujourd’hui le diable par la queue. Au lieu de se mobiliser pour exiger la libération des prisonniers politiques et la justice pour les victimes, ils préfèrent se parfumer de l’argent taché du sang de leurs propres frères. Ce n’est plus de la politique, c’est de la sorcellerie.

L’alliance avec le bourreau
Celui qui a jugé, humilié et piétiné leurs frères pour satisfaire la tentation d’une candidature illégale les invite aujourd’hui à l’aider à conquérir ce pour quoi il a écrasé l’honneur et la dignité des siens. Et ils acceptent. Un reniement qui choque jusqu’aux plus sceptiques : « Que la Forêt se lève derrière son bourreau ! Ah, mon Dieu ! Quelle ignominie, quel déshonneur ! », s’indigne un notable de N’Zérékoré.
La condamnation populaire
Non, ces cadres n’ont aucune légitimité de parler au nom d’une communauté digne et fière. La Forêt n’a pas besoin de leur théâtre politicien ni de leurs slogans au service d’un putschiste sanguinaire. Leur trahison restera gravée : ils ont vendu leur honneur, troqué la mémoire des martyrs contre un strapontin dans la mise en scène grotesque d’une dictature.

Cette mascarade éhontée n’honore ni la Forêt, ni la Guinée. L’histoire retiendra leur nom non pas parmi les représentants, mais parmi les figurants au service d’un bourreau. Une page sombre qui rappelle que si certains se prostituent au pouvoir, la dignité de la Forêt, elle, ne se vend pas.
