Contre La sansure

 »La majorité du peuple guinéen a choisi de boycotter le vote…. »

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En attendant l’adresse à la nation du Président Cellou Dalein Diallo, qui ne tardera pas à venir, trois faits marquants ont retenu l’attention aujourd’hui :

1. Primo : l’échec du scrutin référendaire.

L’organisation chaotique du scrutin a confirmé les alertes de l’UFDG, de l’ANAD et des Forces vives de Guinée, qui avaient dénoncé l’amateurisme, la médiocrité, le pilotage à vue et l’incompétence des agents électoraux. Plus grave encore, ce processus a révélé son caractère profondément exclusif, écartant systématiquement toute voix discordante.

La majorité du peuple guinéen a choisi de boycotter le vote. Ceux qui se sont rendus aux urnes ont constaté des dysfonctionnements graves : absence de bulletins de vote, de registres, d’enveloppes, de fiches de dépouillement et de procès-verbaux fiables. Autant de manquements qui, dans une démocratie fonctionnelle, auraient suffi à invalider purement et simplement le scrutin.

2. Secundo : un avertissement clair pour le Général Mamadi Doumbouya

A Koloma 2, commune de Gbessia, Préfecture Conakry, le NON a gagné par 155 voix et le OUI 130. Les bulletins nuls sont au nombre de 54.

Malgré les moyens colossaux mobilisés, malgré le débauchage de cadres et les tentatives de mobilisation à coups d’argent public, le faible taux de participation révèle une vérité implacable : les nouvelles recrues, notamment celles issues de l’UFDG, n’ont ni poids politique ni capacité à affaiblir le parti.
Chacun a pourtant été déployé dans sa ville, sa sous-préfecture ou son district, mais les résultats sont restés insignifiants. Certains ministres n’ont même pas pu rallier une partie de leur propre famille. La supercherie est désormais évidente : le Général Doumbouya a été trompé. À lui maintenant de prendre la mesure de la gravité de la situation et de revenir aux fondamentaux d’une transition responsable : gérer les affaires courantes et organiser des élections libres, inclusives et transparentes, permettant aux Guinéens de choisir librement la personne appelée à conduire leur destinée dans les années à venir.

3. Tertio : la seule voie possible, le dialogue.

Les masques sont tombés. Il n’existe plus d’alternative à l’ouverture d’un dialogue franc, honnête et constructif avec les acteurs politiques et sociaux véritablement représentatifs du peuple. L’objectif doit être de définir ensemble une feuille de route claire pour un retour rapide et apaisé à l’ordre constitutionnel.

Car lorsque la Guinée gagne, personne ne perd. Mais si l’entêtement prévaut et que l’on choisit de foncer droit dans le mur, il ne restera plus qu’à espérer que notre pays soit épargné de lendemains incertains et de conséquences imprévisibles.

Souleymane ‘Souza’ Konaté                                                                                                              Coordinateur de la Cellule de communication de l’UFDG et Président de la Commission Communication de l’ANAD

 

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