Contre La sansure

RDC : quel avenir pour Vital Kamerhe ?

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Malgré la démission du président de l’Assemblée nationale, l’UNC exclut un départ de l’Union sacrée de la nation, la coalition du président Félix Tshisekedi.

Alors que les pétitions ont été déposées contre la majorité des membres du bureau de l’Assemblée nationale congolaise, c’est Vital Kamerhe, son président, qui était visé. Les députés pétitionnaires, conduits par Crispin Mbindule, l’accusent notamment d’opacité dans sa gestion.

Se sachant lâché par une majorité de députés, Vital Kamerhe a donc préféré démissionner, pour s’épargner l’humiliation d’une destitution.

Communicateur de l’UNC, Nestor Okoko, préfère évoquer une volonté d’éviter les troubles au sein de l’Union sacrée, dont il est membre du présidium.

« Vous savez, sa démission, c’est juste pour amener de l’accalmie au sein de l’Union sacrée. Nous sommes d’ailleurs les géniteurs de l’Union sacrée. Je ne pense pas que nous allons tourner le dos à l’Union sacrée« , affirme Nestor Okoko.

« L’UNC, c’est le seul parti politique qui avait cru au président Félix Tshisekedi, pendant qu’il était encore président de l’UDPS. A ce moment-là, les autres étaient encore de l’autre côté. Jusqu’à aujourd’hui, nous sommes encore sur les traces de Nairobi. »

Un avenir politique qui s’assombrit

Sous la présidence de Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe a été tour à tour directeur de cabinet du président de la Rèpublique, vice-ministre de l’Economie et président de l’Assemblée nationale

C’est dans la capitale kényane que Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe avaient signé un accord, en novembre 2018, selon lequel, si le premier devenait président de la République, il ferait du second son Premier ministre.

Cette démission à la tête de l’Assemblée nationale vient donc affaiblir l’avenir politique de Vital Kamerhe. C’est ce que souligne le Philippe Doudou Kaganda, directeur scientifique du Centre de recherche et d’étude sur les conflits et la paix dans la région des Grands lacs.

« Il se considérait jusque-là comme un des principaux alliés de Félix Tshisekedi, avec qui il devait, bien entendu, poursuivre la ligne politique qu’ils avaient convenue depuis 2018. Vital Kamerhe devrait se repenser, à ce titre, de manière qu’il puisse se refaire une bonne santé politique, en tant qu’acteur majeur qui, au regard de son expérience et de ce qu’il a prouvé par le passé, pourrait toujours continuer à jouer un rôle important au Congo« , estime Philippe Doudou Kaganda.

En rapport avec la démission de Vital Kamerhe, le président Félix Tshisekedi a déclaré, hier lundi, devant la presse à New York, qu’il n’y est pour rien. Le chef de l’État congolais a préféré parler d’une « cuisine interne« .

Par Jean-Noël Ba-Mweze                                                                                                                       Correspondant à Kinshasa en RDC pour le programme francophone de la Deutsche Welle

In. https://www.dw.com/fr/rdc-avenir-vital-kamerhe/a-74114508

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