Contre La sansure

67 ans de lutte, 4 ans de junte : l’espoir ne doit pas mourir

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Chers compatriotes,

En ce 2 octobre, notre nation célèbre le 67e anniversaire de son indépendance. Ce jour sacré nous rappelle le courage et la clairvoyance de nos devanciers qui, en 1958, ont choisi la liberté au prix du sacrifice. Leur héritage est une invitation à la dignité, à la fierté et à la responsabilité collective.

Mais cette commémoration doit aussi être un moment de vérité. Car 67 ans après l’indépendance, notre pays demeure prisonnier de ses vieux démons : la corruption qui saigne nos ressources, l’impunité qui protège les puissants et humilie les faibles, les violations des droits humains qui réduisent au silence des citoyens libres, et l’insécurité qui fragilise nos familles et nos communautés.

À ces fléaux s’ajoute une transition militaire qui dure désormais depuis quatre ans. Conçue comme un passage, elle s’éternise comme une impasse. Le peuple guinéen attendait des réformes sincères, la restauration de la confiance et l’organisation d’élections crédibles. Mais à la place, nous faisons face à des promesses différées, à l’incertitude et à la confiscation du temps.

Pourtant, malgré ces épreuves, l’espoir ne doit pas mourir. Car la Guinée n’est pas condamnée au recul. Elle possède en elle la force de son peuple, la jeunesse créative, les femmes courageuses, les travailleurs, les paysans, les entrepreneurs et les intellectuels qui, chaque jour, résistent et inventent des solutions. C’est en eux que réside la vraie souveraineté de notre nation.

En ce 67e anniversaire de notre indépendance, rappelons-nous que notre liberté n’est pas seulement un héritage, mais une conquête permanente. Cessons de subir, relevons la tête et exigeons une Guinée de justice, de transparence et de dignité.

L’histoire nous regarde. L’avenir nous appartient.
Bonne fête de l’indépendance à toutes et à tous !

A bon entendeur salut ! D’ici-là, merci de contribuer au débat.

Elhadj Aziz Bah

Note de l’auteur : Acceptons la pluralité d’idées. Pas d’injures, et rien que d’arguments.

 

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