Projet Simandou : Un corridor inachevé et des wagons sans Rails – leur ” lancement ” n’était qu’une mise en scène!
Analyse technique et politique d’un lancement prématuré qui dissimule les retards du Trans-Guinéen.
On ne trompe pas le fer : on peut maquiller une cérémonie, pas un chantier inachevé. Alors que le régime putschiste claironne l’entrée du “train du développement”, la réalité du terrain est tout autre : les wagons sont bien là, mais les rails, eux, ne le sont pas encore.
Les images officielles montrent des locomotives flambant neuves, des drapeaux, des sourires forcés. Mais aucun convoi n’a encore parcouru les 600 km du corridor ferroviaire Simandou–Moribaya.
La ligne reste discontinue, morcelée par des ouvrages d’art inachevés, des tunnels non revêtus, et des viaducs encore à moitié bétonnés.
On parle de “tests”, de “phase pilote”, mais en réalité, il s’agit d’une opération de communication politique. Les wagons roulent sur quelques kilomètres d’essai, pas sur un corridor complet.
Le projet ferroviaire du Trans-Guinéen, censé relier les gisements de Simandou à Moribaya sur environ 650 km, est à 70 % achevé selon les rapports techniques.
Mais 70 %, ce n’est pas un train c’est une promesse sur papier.
Le reste du trajet est encore en chantier :
• Des ponts et tunnels dans le massif du Nimba restent à finir.
• La jonction entre SimFer et WCS, cruciale pour la continuité, est incomplète.
• La signalisation et la sécurité ferroviaire ne sont pas installées.
Bref, aucun wagon ne peut traverser la Guinée d’un bout à l’autre.
Les locomotives GE Wabtec débarquées à Forécariah dorment dans les dépôts.
Elles servent à filmer des séquences de propagande, pas à transporter le minerai.
Le peuple guinéen, lui, attend toujours le vrai départ : celui du travail, du développement et de la vérité.
Le vrai calendrier est loin de ce tintamarre.
C’est entre mars et mai 2026 que s’achèvera la fin des grands travaux ferroviaires. Durant l’été 2026, les premiers essais complets sur toute la ligne seront enfin effectués. Et à la fin de l’année 2026, les premiers flux commerciaux réguliers pourront s’activer.
Tout le reste n’est que poudre rouge aux yeux.
Simandou reste enclavé. Et tant que le train ne sifflera pas pour de vrai à Moribaya, la Guinée ne vivra pas une révolution industrielle, mais une mise en scène ferroviaire au service du mensonge d’État.
