Promotion du parjure à l’Elysée – Doumbouya quémande le soutien du Gabon dans le triangle vicieux de Kigali
Le putschiste guinéen n’a toujours pas obtenu le moindre soutien du président Macron. À Paris, on l’ignore dans les couloirs, on l’écarte dans de petits bureaux anonymes, on le reçoit loin des projecteurs pour ne pas souiller l’image de la République française. Et lui, en mendiant diplomatique, continue d’errer entre Kigali et Libreville, espérant trouver une oreille compatissante.
Le vrai secret de la réunion de Conakry soigneusement dissimulé derrière le tapage de la fausse inauguration de Simandou tient en une phrase : convaincre le président gabonais de jouer l’intermédiaire discret auprès de l’Élysée. Autrement dit : utiliser Libreville comme messager clandestin pour tenter d’obtenir, enfin, un début d’“écoute” à Paris.
Car Doumbouya mise tout sur Paris pour tenter de légitimer son pouvoir : il espère encore que l’Élysée lui offrira une photo, une phrase, un symbole de quoi le sortir de sa condition de chef illégitime accroché à des soutiens de seconde zone. Un triangle vicieux où Kigali dicte, Libreville transmet, et Conakry exécute.
La vérité est simple : Doumbouya n’est qu’un pion courtisé par les milieux d’affaires, mais totalement infréquentable dans la sphère politique internationale.
Avec Siba Beavogui
