Contre La sansure

Quand l’avocat parle, les traîtres la bouclent et la junte s’affole

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Une simple parole exprimée dans un post facebook, celle de Maître Titi Sidibé, conseiller juridique de Cellou Dalein Diallo. Une phrase, et tout le vernis des imposteurs s’est décollé comme un papier peint mouillé.

Il a dit, avec la précision d’un chirurgien : les traîtres n’ont rien à vendre au tyran, sinon leur ancien voisinage avec CDD. C’est-à-dire : absolument rien. Du vide. De la loyauté recyclée, livrée en vrac, vendue au poids de la honte.

Pendant que ces réfugiés politiques cherchent une utilité auprès d’un pouvoir ivre d’illusions, Maître Titi Sidibé a rappelé ce que tout le monde sait, mais que beaucoup étouffent : le vrai président de la Guinée, dans le cœur du peuple et dans l’analyse la plus froide, c’est Cellou Dalein Diallo.

Et c’est bien là que se trouve l’aiguillon, le dard, la brûlure. Car voici le scandale : on lui a refusé l’enrôlement. On a pensé l’écarter. On a cru respirer.

Mais non. Même exclu du fichier, CDD reste le noyau autour duquel gravite toute l’élection. Il est l’enjeu, le centre, la matrice, l’unique point de référence.

La preuve est humiliante pour ses adversaires : tous les candidats, sans exception, ont passé des jours accrochés à la sortie de Cellou Dalein. Des généraux politiques suspendus à la respiration d’un civil exilé. Des prétendants qui ne pouvaient pas annoncer leurs intentions tant qu’ils n’avaient pas entendu la sienne.

Une scène presque comique si elle n’était pas tragique : une élection supposée « ouverte », dépendant exclusivement d’un homme que le régime a pourtant tenté d’effacer du paysage électoral. Le pays entier a assisté au spectacle : tant que CDD n’avait pas parlé, l’élection n’existait pas. C’était une date vide, un formulaire sans contenu.

Maintenant qu’il s’est exprimé, l’illusion est éventrée. Ce 28 décembre n’a plus rien d’un scrutin. C’est une mise en scène, une mauvaise imitation d’élection, un décor de théâtre posé devant une démocratie qu’on a bâillonnée. Un concours où les acteurs se disputent un trophée déjà discrédité.

Alors oui, Maître Titi Sidibé a lancé une lame. Mais ce qui fait le plus mal, ce n’est pas la lame : c’est qu’elle dit publiquement ce que la junte murmure en privé, ce que les candidats redoutent, ce que le peuple sait déjà.

Le seul véritable choix du peuple, celui qu’on a voulu barrer mais qu’on ne peut effacer, s’appelle Cellou Dalein Diallo.

Le reste n’est qu’un bruit de fond avant l’inévitable : la vérité finit toujours par remonter, même sous les bottes.

Alpha Issagha Diallo
Bouclier du temple UFDG
Digue protectrice de CDD

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