« 180 milliards contre des garanties sur le pétrole » : Comment un fonds sollicité par l’Etat sous Macky souhaitait restructurer discrètement la dette cachée (Jeune Afrique)
Selon des informations de Jeune Afrique, le gouvernement de Macky Sall, conscient de la situation, souhaitait agir pour éponger une partie de la dette cachée. Pour ce faire, un hedge fund américain (fonds d’investissement risqué) avait été sollicité.
C’était en 2023, d’après le recit du journal panafricain. « Au premier semestre de 2023, le Sénégal avait par exemple sollicité 275 millions d’euros (180 milliards Fcfa, ndlr) auprès d’un hedge fund américain – un fonds d’investissement risqué – pour racheter certains prêts garantis par l’État via la Banque nationale pour le développement (BNDE), détenue à 80 % par le Sénégal. L’objectif était de restructurer, en toute discrétion, une partie de la dette domestique. Cette opération, qui incluait une titrisation structurelle, visait à sortir ces dettes des comptes officiels et à présenter une situation budgétaire « assainie » avant d’en informer le FMI », lit-on sur Jeune Afrique.
Cependant, la transaction n’a pas eu lieu. Pour cause, le hedge fund voulait des garanties sur les recettes pétrolières du champ de Sangomar. Ce que le code pétrolier sénégalais interdit. Le gouvernement de Macky Sall décide finalement de renoncer en novembre 2023, 4 mois avant l’arrivée de Bassirou Diomaye Faye à la tête du pays.
Auteur: Mouhamed CAMARA

