Contre La sansure

Alghassimou Diallo, la rigueur du droit face à l’abîme de l’Histoire (Olladi Ibrahima, journaliste)

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Il y’a des noms que l’Histoire retient non pour le fracas des armes, mais pour la fermeté de la loi. Des hommes qui, dans les heures les plus sombres où l’urgence est sur tout, ont choisi la droiture plutôt que la facilité, le droit plutôt que la peur. Le procureur Alghassimou Diallo est de ceux-là qui honorent la patrie ! 

Procureur lors du procès des événements tragiques du 28 septembre, période où la République vacillait sous le poids du chaos politiques et d’un besoin afin de concilier le social, il incarna une magistrature debout, droit dans ses bottes, refusant que l’État de droit soit enseveli sous les cris et le sang. Là où beaucoup se taisaient, il parlait au nom de la loi. Là où certains pliaient, il tenait.

Magistrat de rigueur et de conviction, Alghassimou Diallo n’a jamais confondu justice et complaisance. Dans un contexte où exercer le droit relevait presque de l’acte de bravoure, il fut le choix du courage institutionnel. Un courage discret, sans tribune tapageuse, mais inscrit dans les actes, les réquisitions, les décisions, et surtout dans la fidélité au serment prêté.

Le  28 septembre 2009, reste l’une des plaies  ouverte dans la mémoire nationale. Mais l’ors du procès de cette tragédie, il y a eu des hommes chargés de rappeler que la Guinée n’était pas une terre sans loi. Alghassimou Diallo fut l’un de ces remparts. Non pas un homme au-dessus des institutions, mais un serviteur exigeant de celles-ci, conscient que sans justice, la République n’est qu’un mot vide.

Qu’est ce qui se passe réellement ? 

Qu’on le tourne dans les décrets, du haut en bas, du procureur de la République près le TPI de Dixinn au Procureur général près de la Cour d’appel de Kankan puis procureur de la Rrépublique au TPI de N’Zerekoré en moins de deux (2) mois. Non pas par flatterie, mais par reconnaissance républicaine il mérite mieux. Magnifier un magistrat intègre, ce n’est pour faire l’éloge d’un homme, c’est rappeler à la Nation que la justice a encore des visages, des voix et des consciences.

Dans un pays en quête permanente de repères, l’exemple d’Alghassimou Diallo demeure une boussole : celle d’une magistrature qui ne tremble pas, même lorsque l’Histoire gronde.

Alors, il faut le dire haut, ce magistrat mérite une promotion pour mieux servir et non le rouler dans les décrets, du haut en bas.

Que l’esprit du patriotisme prime !

Olladi Ibrahima, journaliste

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