Guinée: « disparition forcée » d’une opposante
Ceci est un communiqué de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) qui dénonce « une disparition forcée » de Néné Oussou Diallo, membre de son Bureau exécutif national.
COMMUNIQUÉ
La Direction nationale de l’UFDG informe l’opinion nationale et la communauté internationale de l’enlèvement, à son domicile à Conakry, de Madame Néné Oussou Diallo, membre du Bureau exécutif national de l’UFDG, ce vendredi 9 janvier 2026, aux environs de 9 heures du matin.
Quarante-huit heures après cet enlèvement, perpétré par des agents en uniforme, encagoulés, venus à bord de pick-up non immatriculés, toutes les démarches menées par la famille et le parti pour localiser le lieu de détention de Madame Diallo sont restées infructueuses.
Compte tenu du mode opératoire, on est fondé à penser que Madame Diallo est victime d’une disparition forcée.
Sous le régime du CNRD, Madame Néné Oussou Diallo n’est malheureusement pas la première victime de cette pratique. Avant elle, Foniké Menguè et Billo Bah ont disparu en juillet 2023, Saadou Nimaga en octobre 2024, Marouane Camara en décembre 2024, Mamadou Bory Barry, dit « Mabory » et El Hadj Adama Keita, père du journaliste Babila Keita, en septembre 2025 ainsi que les enfants d’Elie Kamano, en novembre 2025.
Aujourd’hui, personne ne sait si ces citoyens sont vivants, ni où ils sont détenus, le cas échéant.
Ces disparitions forcées constituent une pratique courante utilisée par la junte pour faire taire définitivement les voix dissonantes et entretenir le climat de peur et de terreur, indispensable à la confiscation du pouvoir politique.
La Direction nationale du Parti exige la libération immédiate et inconditionnelle de Madame Néné Oussou Diallo et tient la junte pleinement responsable de sa vie, de son intégrité physique, ainsi que de tout ce qui pourrait lui arriver.
Conakry, le 10 janvier 2026
La Direction Nationale UFDG
Cellou Dalein Diallo dénonce et exige…

Suite à ce que son parti, l’Union des forces démocratiques de Guinée qualifie de «disparition forcée», sur sa page Facebook, le leader de l’opposition guinéenne et président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, «exprime» sa solidarité avec la famille et le parti de Néné Oussou Diallo, et «exige sa libération immédiate et rend le CNRD (Comité national du redressement pour le développement, NDLR) responsable de tout ce qui arriverait à-sa-collaboratrice».
«Je condamne énergiquement l’enlèvement à son domicile, à Conakry, de Mme Néné Oussou Diallo, membre du Bureau exécutif (BE) de l’UFDG, ce vendredi 9 janvier 2026.
Cet enlèvement a été perpétré par des agents en uniforme, encagoulés, venus à bord de trois pick-up non immatriculés.
Vingt-quatre heures après, toutes les démarches menées par la famille et le Parti pour localiser Mme Diallo sont restées infructueuses.
Grande mobilisatrice et membre active du BE de l’UFDG, Mme Diallo a été régulièrement sollicitée pour rejoindre le CERAG et le CNRD. Elle a toujours systématiquement décliné ces offres de débauchage et a continué à dénoncer avec véhémence la trahison des dissidents de l’UFDG et les dérives de la junte.
Malgré les menaces d’arrestation et de kidnapping qu’elle recevait, elle n’a pas cessé d’assumer publiquement sa fidélité à l’UFDG et à son président.
Compte tenu du mode opératoire et de la persistance de la junte à avoir recours à cette pratique de disparition forcée pour faire taire les voix dissonantes et entretenir le climat de terreur indispensable à la confiscation du pouvoir politique, on est convaincu que Néné Oussou Diallo est, elle aussi, victime de cette pratique ignoble.
J’exprime ma solidarité avec sa famille et avec le Parti, exige sa libération immédiate et rends le CNRD responsable de tout ce qui arriverait à ma collaboratrice.»
Cellou Dalein Diallo-Président de l’UFDG

Source: https://www.wakatsera.com/
