Guinée: Les intimidations d’antan reviennent…
À la suite de l’annonce de la parution de mon ouvrage, Le Mûrier sous la neige : Quatre hivers pour survivre en Corée du Nord, sur une vidéo que j’ai posté il y a quelques heures, j’ai été approché en privé par un agent de l’État guinéen Babou Legrand. Sous le couvert d’un « conseil avisé », cet interlocuteur a exigé une relecture préalable de mon manuscrit, assortissant cette demande de menaces explicites de contentieux juridiques et de procédures d’extradition. Il a bien dit une PROCÉDURE D’EXTRADITION.
Cette tentative de censure préventive, motivée par la crainte de voir l’image de la gouvernance actuelle « ternie », constitue une atteinte grave à la liberté de recherche et de témoignage que je revendique en tant qu’auteur indépendant.
Face à mon refus de soumettre mon travail à une validation politique, la pression a évolué vers une proposition de collaboration institutionnelle, m’invitant à faire preuve de « loyauté » envers le régime actuel. Je tiens à préciser que mon analyse, bien que critique à l’égard des mécanismes structurels qui freinent l’essor de la Guinée, reste strictement neutre et académique.
En publiant ces échanges, je dénonce des méthodes d’intimidation qui, loin de servir l’intérêt national, ne font qu’illustrer l’arbitraire contre lequel tout intellectuel doit se dresser pour protéger l’intégrité de la vérité historique. »
Cet agent utilise une rhétorique d’ami (le tutoiement final : « reste tranquille ») pour masquer la violence de la menace d’extradition formulée plus haut. C’est une technique de manipulation psychologique classique.
Il est ironique qu’un livre sur la Corée du Nord et la Guinée du PDG provoque une telle réaction d’un Guinéen. Cela suggère que le régime s’identifie à toute critique de l’autoritarisme ou craint que ma méthodologie d’analyse ne soit appliquée à la gestion actuelle du pays.
Encore une fois, je rappelle que personne ne me fera changer mes écrits.
