Contre La sansure

CAN 2025 : Brahim Diaz et le qui perd gagne !

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Le Football, avec la finale de la CAN marocaine, qui a provoqué des frayeurs et la politique, avec le conseil de la paix de Trump installé à Davos, le 22 janvier dernier, constituent les sujets de cette chronique. Commençons par la CAN et ce penalty qui aurait pu tout gâcher !

La panenka ratée de Brahim Diaz, qu’elle soit volontaire ou pas, a évité au Maroc, pour le moins, une victoire à la Pyrrhus et à cette belle CAN de finir en cacahuète. L’honneur est sauf pour tout le monde. Il restera arbitrage. Équivoque, pour les supporters au sud du Sahara. Pas du tout, pour les experts du Foot, comme Joseph Antoine Bell.  À contrario, il y a une unanimité sur la qualité de l’organisation du Maroc. Les stades étaient de bonne qualité.

Ce qui va rester au final, c’est l’attitude qui fut celle de Sadio Mané. C’était un grand joueur, les incidents de la finale ont révélé un grand homme. Le Sénégal lui doit plus qu’une deuxième étoile. Il a incarné, le Sénégalais. Non pas une posture, mais une altérité. Léopold Sédar Senghor l’aurait appelé « Le lion téméraire » « celui qui ne pourra jamais avoir honte ».

Gageons à présent, que les représentants africains à la Coupe du monde fassent mieux que leurs précédentes participations, pour venger, les refus de visa américains à la plupart des supporteurs africains.

À présent, le «Conseil de la paix» installé à Davos. Donald Trump tient son conseil de sécurité, alternatif. 

Un conseil de sécurité à un milliard, le siège permanent. C’est une ONU censitaire. N’y siègent que les alliés, disons les obligés qui comptent. Gaza devrait lui servir de laboratoire, pour expérimenter une instance internationale alternative à l’ONU et un embryon d’un gouvernement mondial, pour pacifier les régions du monde en crise. Donald Trump, le président à vie, de la nouvelle institution, impose les termes de la paix et si besoin, par la force. En douze mois, il se vante d’avoir réglé huit guerres, dont on cherche lesquelles ?

Gaza, le laboratoire de son Conseil de la Paix, connaît une paix factice. La guerre n’y a pas pris « fin immédiatement », comme le stipulait, l’accord de paix, une fois signé par les deux protagonistes.  Une paix factice, mais suffisante, pour enclencher le business de la reconstruction et des alliés milliardaires peu importe leur moralité. La qualité de la vingtaine des premiers formellement ralliés, en dit long. La Russie dit étudier la proposition. Les Européens, qui se réveillent, observent. La France, le Royaume-Uni, la Norvège et l’Ukraine ont dit non. Des cinq membres du Conseil de sécurité avec droit de véto, seuls les États-Unis sont membres « of course ! ».

Qu’en est-il de l’Afrique ?

La grande oubliée de l’aventure. Le Maroc et l’Égypte sont les heureux élus, mais pas en vertu de leur qualité de membres éminents du continent africain.Les pays qui comptent en Afrique, ne semblent pas compter aux yeux du président américain. L’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Éthiopie et la Côte d’Ivoire, pour l’Afrique francophone, aucun ne semble réunir la condition suffisante pour être membre de son Conseil.

L’affaiblissement de l’ONU orchestré par Donald Trump, même s’il s’en défend, a comme premier effet collatéral, l’aggravation du décrochage de l’Afrique. Ceux des Africains qui étaient à fond dans l’ONU bashing, ont eu en Donald Trump, un allié inattendu, à leur détriment. Ils scient du coup, la branche sur laquelle, ils étaient assis. L’ONU, son assemblée générale annuelle, c’est la seule tribune internationale, où la voix des Africains résonnait disproportionnellement à leur poids dans le concert des nations. Et puis, et ce n’est pas rien, la participation aux assemblées générales de l’ONU, échappent pour l’instant aux « travel ban » !

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