Contre La sansure

“Je défie Sonko de venir débattre !” : Oumar Youm démonte le discours du gouvernement sur le pétrole et les mines…

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D’entrée, il rappelle que la découverte et l’exploitation du pétrole au Sénégal ne datent pas d’hier. Selon lui, les premières grandes annonces remontent à 2016, période à laquelle l’État sénégalais avait déjà engagé des mesures pour garantir la transparence et la sécurité dans la gestion des ressources.
Sur la question des contrats pétroliers, Oumar Youm tient à rétablir ce qu’il considère comme une vérité historique. « Les contrats avec Woodside Energy datent de 2004, sous le régime du président Abdoulaye Wade, et non sous celui de Macky Sall », a-t-il insisté.
Pour lui, le débat sur une supposée manipulation des contrats pétroliers relève d’une méconnaissance du secteur. « En matière de contrats pétroliers, on ne peut pas truquer. Tout est défini par le code pétrolier, avec des règles claires et des mesures incitatives pour attirer les investisseurs », explique-t-il.
L’ancien ministre s’est également alarmé du ton adopté par certains responsables gouvernementaux lorsqu’ils évoquent une éventuelle renégociation des contrats. Selon lui, la communication gouvernementale n’est pas une affaire banale.
« Quand vous parlez, vous êtes écoutés par les bailleurs, les investisseurs et les partenaires internationaux », rappelle-t-il, soulignant que l’article 47 du code pétrolier prévoit une clause de stabilité destinée à protéger les investissements.
Pour Oumar Youm, les déclarations évoquant une renégociation forcée des contrats peuvent envoyer un très mauvais signal aux investisseurs.
« J’ai l’impression qu’ils ne maîtrisent pas ce qu’ils disent, ou bien qu’il y a des soubassements politiques », lâche-t-il.
L’ancien ministre se montre catégorique : il n’existe pas de possibilité de renégociation imposée par la force dans un cadre juridique international.
« Un État ne peut pas empêcher le secteur privé de faire de l’argent. Au contraire, son rôle est de créer les conditions pour qu’il devienne fort », a-t-il martelé.
Il s’inquiète également de ce qu’il perçoit comme une pression excessive sur les entreprises privées, estimant que ce climat peut nuire à l’image économique du Sénégal.
« Il faut impérativement changer de langage pour ne pas transformer le Sénégal en république bananière », a-t-il averti.
Mais la charge la plus directe a été adressée au Premier ministre Ousmane Sonko. Oumar Youm l’invite publiquement à un débat sur la question pétrolière. « Je défie Ousmane Sonko de me dire, dans les négociations pétrolières, ce que la loi a permis concrètement au Sénégal d’obtenir », lance-t-il.
Et de conclure :
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