Tout savoir sur le barrage intercontinental décisif pour la Coupe du Monde 2026
La République Démocratique du Congo (RDC) est en lice pour écrire une nouvelle page de son histoire footballistique. Cinquante-deux ans après sa dernière participation à une Coupe du Monde, en 1974, les Léopards ont l’opportunité de retrouver la plus prestigieuse des compétitions internationales.
Le 31 mars 2026, au Mexique, les Congolais disputeront une finale de barrage intercontinental face au vainqueur du duel entre la Nouvelle-Calédonie et la Jamaïque. Un match couperet, où tout se jouera sur 90 minutes, voire plus, pour décrocher le précieux sésame vers le Mondial.
Une victoire ouvrirait les portes du tournoi aux Léopards, qui rejoindraient ainsi les neuf autres sélections africaines déjà qualifiées pour la phase finale de la Coupe du Monde 2026.
Ce retour sur la scène internationale marquerait la fin d’une longue attente pour le football congolais porté par une génération ambitieuse et déterminée à inscrire son nom dans l’histoire.
L’après CAN 2025 : une transition cruciale
La RDC est à un tournant majeur de son histoire footballistique. Cinquante-deux ans après sa dernière participation à une Coupe du Monde, en 1974 sous le nom de Zaïre, les Léopards ont l’opportunité de retrouver la plus prestigieuse des compétitions internationales.
Le 31 mars 2026, à Guadalajara (Mexique), ils disputeront une finale de barrage intercontinental face au vainqueur du duel entre la Nouvelle-Calédonie et la Jamaïque.
La CAN 2025, disputée au Maroc, a permis aux Léopards de mesurer leurs forces et leurs faiblesses. Malgré un parcours honorable, l’équipe a souffert d’un manque de régularité et d’efficacité offensive.
Sébastien Desabre, sélectionneur depuis plus de trois ans, a insisté sur la nécessité de transformer cette expérience en tremplin. « Nous sommes vraiment motivés. Nous sommes toujours sur la bonne voie pour atteindre notre objectif principal », a-t-il confié à la FIFA.
La liste des 26 Léopards

Le sélectionneur Sébastien Desabre a dévoilé une liste des 26 joueurs pour ce barrage intercontinental de la Coupe du Monde 2026. Fidèle à sa philosophie de continuité, le technicien français a conservé l’ossature qui avait disputé la dernière CAN au Maroc : 23 des 26 sélectionnés étaient déjà présents lors du tournoi continental.
Trois absences notables viennent toutefois modifier légèrement le visage de l’équipe : Gaël Kakuta, Gédéon Kalulu et Samuel Essende ne figurent pas dans le groupe. En revanche, le grand retour de Yoane Wissa, attaquant de Brentford, constitue l’une des principales nouveautés. Blessé et forfait lors de la CAN 2025, il revient en force pour apporter sa vitesse et sa percussion dans le secteur offensif.
Autour des cadres confirmés, Chancel Mbemba, capitaine et pilier défensif, Cédric Bakambu, toujours précieux par son expérience, et plusieurs autres joueurs évoluant dans les grands championnats européens, Desabre a su maintenir un équilibre entre stabilité et ajustements.
Cette sélection reflète une volonté claire : s’appuyer sur une base solide tout en intégrant les retours et les renforts capables de faire la différence dans un match à enjeu historique.
Les 26 Léopards :
Gardiens de but : Timothy Fayulu (Noah FC, Arménie), Lionel Mpasi (Le Havre, France), Matthieu Epolo (Standard Liège, Belgique).
Défenseurs : Aaron Wan Bissaka ( West Ham, Angleterre), Jeremy Ngakia (Watford, Angleterre), Joris Kayembe (Genk, Belgique), Arthur Masuaku (Lens, France), Steve Kapuadi (Widzew Lodz, Pologne), Rocky Bushiri (Hibernian, Ecosse), Axel Tuanzebe (Burnley, Angleterre), Chancel Mbemba (Lille, France), Dylan Batubinsika (AEL Larissa, Grèce).
Milieux de terrain : Noah Sadiki (Sunderland, Angleterre), Samuel Moutoussamy (Atromitos, Grèce), Edo Kayembe (Watford, Angleterre), Ngal’ayel Mukau (Lille, France), Charles Pickel (Espanyol Barcelone, Espagne), Nathanaël Mbuku (Montpellier, France), Brian Cipenga (Castellon, Espagne), Grady Diangana (Elche, Espagne), Theo Bongonda (Spartak Moscou, Russie), Meschack Elia (Alanyaspor, Turquie).
Attaquants : Fiston Mayele (Pyramids, Égypte), Cédric Bakambu (Betis Séville, Espagne), Simon Banza (Al-Jazira, Émirats arabes unis), Yoane Wissa (Newcastle, Angleterre).
Crédit photo,AFP via Getty Images
Les chances de la RDC
A l’heure d’aborder ce match décisif, les Léopards disposent d’atouts indéniables. Leur défense, structurée autour du capitaine Chancel Mbemba, a montré une solidité remarquable lors de la CAN 2025 et des qualifications.
La charnière a montré une grande solidité, capable de résister à des attaques de haut niveau comme celles du Sénégal ou du Nigéria.
L’expérience accumulée au fil des compétitions continentales a forgé une équipe plus mature, capable de gérer la pression des grands rendez-vous.
Sur le plan offensif, l’explosivité et la créativité reste un point fort, portée par des individualités capables de débloquer des situations, à l’image de Cédric Bakambu, Meschack Elia ou du revenant Yoane Wissa, dont la vitesse et la percussion pourraient s’avérer décisives.
Mais les faiblesses persistent. Le manque de régularité dans les performances et une efficacité offensive parfois défaillante ont coûté cher par le passé. Trop d’occasions manquées, trop de moments de déconcentration : autant de détails qui, dans un match couperet, peuvent faire basculer le destin. Sébastien Desabre en est conscient et insiste sur la nécessité d’une concentration totale, du premier au dernier coup de sifflet.
La qualification est bel et bien à portée de main. La RDC a franchi chaque étape de son parcours avec détermination, et ce barrage représente l’ultime obstacle avant de renouer avec la Coupe du Monde, 52 ans après la dernière participation. Pour réussir, les Léopards devront livrer une prestation complète : rigueur défensive, efficacité offensive et gestion mentale irréprochable. Dans un match où l’histoire se joue sur des détails, la moindre baisse de concentration pourrait être fatale.
« Nous sommes vraiment motivés. Nous sommes toujours sur la bonne voie pour atteindre notre objectif principal », a déclaré le sélectionneur de la République Démocratique du Congo, Sébastien Desabre, dans un entretien accordé à FIFA.com.
Le technicien français rappelle que cet objectif avait été fixé dès son arrivée à la tête des Léopards, il y a trois ans et demi.
La rencontre de Guadalajara constituera le 13e match de la campagne qualificative de la RDC. « Le chemin a été long pour arriver ici et nous avons franchi chaque étape une à une », a ajouté le sélectionneur.
Les Léopards espèrent décrocher une place historique pour le Mondial 2026, organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
Si la RDC parvient à franchir l’obstacle du barrage intercontinental, elle rejoindra le groupe K aux côtés du Portugal, de la Colombie et de l’Ouzbékistan.
L’adversaire : Nouvelle-Calédonie ou Jamaïque ?

Avant de rêver du Mondial, les Léopards devront franchir un dernier obstacle : le vainqueur du duel entre la Nouvelle-Calédonie et la Jamaïque. Deux adversaires aux profils très différents, mais chacun porteur d’un défi particulier pour la RDC.
Nouvelle-Calédonie : l’outsider du Pacifique
Nation modeste sur l’échiquier mondial, la Nouvelle-Calédonie n’a jamais participé à une Coupe du Monde. Mais son parcours en qualifications a révélé une équipe disciplinée, soudée et animée par une motivation sans faille. Les Calédoniens misent sur leur rigueur tactique et leur solidarité pour compenser un déficit d’expérience et de moyens. Face à eux, la RDC devra éviter tout excès de confiance : un adversaire sous-estimé peut vite se transformer en piège.
Jamaïque : l’expérience et la puissance
A l’opposé, la Jamaïque possède une histoire plus riche sur la scène internationale, avec une participation au Mondial 1998 et une présence régulière en Gold Cup. Les Reggae Boyz s’appuient sur un jeu athlétique, rapide et direct, porté par des joueurs évoluant dans les championnats européens et nord-américains. Leur force réside dans les transitions offensives et la capacité à surprendre par des contre-attaques fulgurantes.
Quelque soit le futur adversaire, les Léopards devront s’adapter, imposer leur rythme et jouer leurs chances à fond pour espérer décrocher ce dernier billet historique vers la Coupe du Monde 2026.
Par Ousmane Badiane
BBC Afrique

Source: https://www.bbc.com/afrique
