Élection du maire de Matam : des accusations de pressions et de menaces pour imposer Badra Koné à la tête de la mairie
Incroyable mais vrai : une situation sans précédent dans l’histoire politique de la Guinée. Après avoir, selon les accusations formulées dans ce texte, exercé des pressions sur la CRIEF pour obtenir la libération de son proche allié politique, accusé de détournement de plus de 240 milliards de francs guinéens destinés au développement de la commune de Matam, le général Balla Samoura, haut responsable de la gendarmerie nationale, est accusé de vouloir influencer le processus électoral municipal.
Selon ces mêmes accusations, des appels de menaces auraient été adressés aux têtes de listes de l’Alliance Coalition des Leaders de Matam, du mouvement Osons et de l’UFC de Matam afin de les contraindre à négocier avec la tête de liste du GMD, en l’occurrence Badra Koné.
La population de Matam serait face à un risque majeur de tensions. Toute tentative de manipulation du processus électoral pourrait, selon les auteurs de ces accusations, provoquer une crise grave pour la paix et la stabilité dans la commune. Cette situation soulève également des interrogations sur la gestion des ressources de Matam, une commune considérée comme riche, mais dont une partie de la population vit encore dans des conditions difficiles.
Les citoyens dénoncent ce qu’ils considèrent comme un système d’influence visant à imposer un choix politique au détriment de la volonté populaire. Les habitants de Matam sont appelés à rester mobilisés afin de défendre la transparence du processus électoral et le respect du suffrage exprimé dans les urnes.
Depuis sa libération, Badra Koné est également accusé par ses opposants d’avoir tenu des propos de vengeance à l’encontre de certaines familles et responsables locaux qui ne l’auraient pas soutenu. Ses adversaires affirment que les résultats réels des urnes à Matam l’auraient placé en quatrième position et accusent certains responsables d’avoir tenté d’influencer la centralisation des résultats communaux. Nous appelons les conseillers municipaux à prendre leurs responsabilités afin de garantir le respect du choix des citoyens et d’éviter toute situation pouvant être perçue comme une mascarade électorale.
Les accusations formulées évoquent plusieurs objectifs supposés derrière cette démarche :
1. Détourner l’attention sur une affaire présumée de détournement de fonds publics ;
2. Régler des comptes avec certains chefs de quartiers accusés de ne pas avoir soutenu le candidat ;
3. Exercer des représailles politiques contre des jeunes et des femmes ayant soutenu des listes concurrentes.
Selon certaines informations avancées par les opposants, plusieurs réunions auraient eu lieu afin d’évaluer la situation politique sur le terrain. Il est désormais demandé aux autorités nationales, notamment au président de la République, le général Mamadi Doumbouya, de veiller à la préservation de la paix et de la stabilité, et de prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter une crise électorale à Matam.
Les citoyens demandent également une justice équitable et indépendante, dénonçant ce qu’ils considèrent comme une justice à deux vitesses dans les affaires de détournement de fonds publics. La population de Matam affirme vouloir défendre la vérité des urnes et le respect de la démocratie locale.
Boubacar Conté Porte-parole de la coalition politique Matam Fé
