ET SI SIGUIRI SE DOTAIT DE L’INSTITUT MAMADY DIAWARA?
La région administrative de Siguiri, autrefois préfecture de Siguiri, au delà d’être une zone minière, est un centre commercial, au delà d’un centre commercial, est un pôle agro-industriel, au-delà d’être un pôle agro-industriel, est un pôle agropastoral.
D’abord, autrefois préfecture, compte 1 718 147 habitants, 20 sous-préfectures plus la commune urbaine de Siguiri, plus de 300 écoles, 12 banques commerciales représentées, 5 sociétés minières dont 1 société industrielle et 4 sociétés semi industrielles, avec un vaste écosystème minier structuré capable de traiter jusqu’à 12 millions de tonnes de minerai d’or par an, capable de créer également plus de 3 000 emplois. Cependant, malgré toutes les opportunités qu’elle possède, pourquoi ne possède t elle pas un pôle régional d’enseignement supérieur spécialisé dans les mines et la géologie ? La logique voudrait qu’il y ait un institut de formation pour la transformation de cette richesse.
Par ailleurs, la préfecture de Siguiri est reconnue pour son potentiel minier, agricole et industriel, mais une préfecture ne peut construire son avenir. Étant érigée en région administrative, son destin est entre ses mains et, en aucun cas, elle ne peut construire cet avenir uniquement autour de l’extraction minière et de l’agriculture traditionnelle. Certes, l’or en est une richesse, les animaux en sont une, la terre ne trahit pas, mais qu’en est il de la compétence ? Elle en est une autre.
C’est dans cette perspective que naît la construction d’une institution d’enseignement supérieur pour former les ressources humaines capables de répondre aux besoins du marché dans la région et d’en faire un pôle de recherche scientifique. À l’instant, la construction prendra des années, mais qu’en est-il de la nouvelle école construite par Tidjane Koita, qui répond parfaitement à l’architecture d’une institution d’enseignementsupérieur? C’est pourquoi je souhaiterais que Tidjane Koita mette à disposition de la ville cette école, qui constituerait le socle de la future université qui portera le nom de Mamady Diawara de Siguiri.
De plus, l’idée n’est pas de construire une université déconnectée des réalités locales, plutôt celle qui serait centrée sur les besoins de la région : les mines, l’agriculture, l’environnement, l’élevage, l’administration et le numérique.
Personnellement, je souhaiterais que ces besoins soient centrés dans trois facultés distinctes, notamment :
1) Faculté Géo-mines et Environnement
Dans cette faculté, il y aura deux départements :
a) Département Géo-mines
b) Département Environnement.
Ces départements formeront les géologues, ingénieurs, techniciens et spécialistes de l’environnement pour développer une expertise locale sur l’orpaillage responsable.
2) Faculté Agronomie, Élevage et Agro-industrie
Dans cette faculté, il y aura deux départements :
a) Département Agriculture et Élevage
b) Département Agro-industrie.
Ces départements permettront de former les agronomes, techniciens agricoles, spécialistes de l’élevage et de la transformation agroalimentaire pour répondre aux besoins alimentaires du pays.
3) Faculté Administration publique et Numérique (IA)
Dans cette faculté, il y aura deux départements :
a) Département Administration publique
b) Département Intelligence artificielle.
Ces départements permettront de former les cadres capables de gérer les collectivités locales, des ressources publiques et ce serait la première institution d’enseignement supérieur du pays qui aura le département de l’intelligence artificielle.
Cette institution d’enseignement supérieur ne délivrera pas uniquement des diplômes, elle formera des agronomes, des techniciens agricoles, des spécialistes de l’élevage et de la transformation agroalimentaire, pastorale et industrielle minière qui permettraient de répondre aux attentes de l’État. Cette institution universitaire de Mamady Diawara permettrait de créer un centre de recherche sur les ressources minières et d’établir des partenariats avec les sociétés minières pour accueillir les stagiaires, soutenir la recherche et créer l’emploi.
Dantouman Souleymane TRAORE (DOCTRINAIRE)
Analyste socio-politique
dantoumantraore629@gmail.com
