Presse/Afrique de l’Ouest : détournement, sécurité, coopération
Par apanews.net
Une affaire présumée de détournement de fonds au ministère sénégalais de la Santé, le départ international de l’attaquant Chérif Ndiaye, de nouvelles opérations militaires au Mali, la mobilisation au Niger après les événements de Niamey et des initiatives de coopération au Burkina Faso figurent parmi les principaux sujets traités par la presse ouest-africaine ce lundi.
Au Sénégal, Dakaractu rapporte qu’une affaire présumée de détournement de près de 390 millions de francs CFA secoue le ministère de la Santé. Deux cadres sont en garde à vue à la Division des investigations criminelles (DIC), dans le cadre d’une enquête portant sur des allocations de stage destinées aux étudiants en septième année de médecine.
Selon les informations rapportées par le média, les mis en cause sont soupçonnés d’avoir introduit, pendant plusieurs années, les numéros de téléphone de proches dans le circuit de paiement des allocations. L’enquête, ouverte à la suite d’une plainte du ministère, devra établir l’étendue exacte des responsabilités et retracer l’ensemble des flux financiers concernés.
Sur le plan sportif, Pressafrik annonce la retraite internationale de Chérif Ndiaye. L’attaquant sénégalais de 30 ans a officialisé sa décision sur les réseaux sociaux, mettant fin à son aventure avec les Lions. Appelé pour la première fois en sélection en 2024, il quitte l’équipe nationale avec un bilan de 19 sélections et quatre buts.
Au Mali, Maliweb fait état de nouvelles opérations militaires dans les régions de Kidal et de Sikasso. Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par l’Africa Corps, ont mené des frappes contre des rassemblements de groupes armés terroristes et leurs équipements près de Tessalit et de Koutiala, dans le cadre de l’opération Dougoukoloko.
Selon l’état-major malien, plusieurs positions identifiées grâce à des renseignements ont été neutralisées, tandis que les opérations de surveillance et de reconnaissance se poursuivent afin d’établir un bilan consolidé et de traquer les menaces résiduelles.
Au Burkina Faso, Sidwaya met en avant le renforcement de la coopération avec le Japon. L’ambassade japonaise a remis au ministère de la Construction de la Patrie un premier lot de 22 engins et équipements de travaux publics, évalué à plus de trois milliards de francs CFA.
Ce matériel, qui comprend notamment des camions bennes, des chargeurs, des compacteurs et des pelles hydrauliques, s’inscrit dans un projet d’amélioration des équipements d’entretien routier. Les autorités burkinabè espèrent renforcer ainsi les capacités d’intervention d’urgence et de réhabilitation des infrastructures routières.
Au Niger, l’ANP rapporte l’appel à la mobilisation lancé dimanche par les Forces vives de la Nation, après le mouvement d’humeur survenu dans la nuit du 28 au 29 août à la base 101 et sur plusieurs sites stratégiques de Niamey.
Les organisations ont salué la réaction des Forces de défense et de sécurité, condamné la tentative de déstabilisation et appelé la population à rester calme et vigilante face aux rumeurs et à la désinformation. Un meeting de soutien aux autorités est prévu mercredi 2 septembre à la Place de la Concertation, à Niamey.
En Guinée, Africaguinee attire l’attention sur la situation préoccupante du pont de Kora, dans la sous-préfecture de Madinaoula, dans la région de Kindia. Les populations locales redoutent l’effondrement de cet ouvrage datant, selon les habitants, de 1958 et dont dépendent plusieurs districts.
Les riverains appellent les autorités à intervenir rapidement, estimant que la dégradation du pont menace les déplacements, l’approvisionnement des populations et l’accès aux soins. La vétusté de la mosquée locale constitue également une autre préoccupation exprimée par les habitants.

En Côte d’Ivoire, Abidjan.net revient sur la participation du vice-président Tiémoko Meyliet Koné à la session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, tenue dimanche à Luanda et consacrée au renforcement des mécanismes africains de prévention et de résolution des conflits.
Au nom de la Côte d’Ivoire, le vice-président a plaidé pour une meilleure coordination entre l’Union africaine, les Communautés économiques régionales et les Nations unies, tout en insistant sur la nécessité de s’attaquer aux causes profondes de l’instabilité, notamment la pauvreté, les inégalités et la faiblesse institutionnelle.
Enfin, au Bénin, Banouto relaie les résultats d’une enquête d’Afrobarometer selon laquelle 75 % des personnes interrogées souhaitent que les chefs traditionnels restent totalement en dehors de la sphère politique et laissent les citoyens décider librement de leur vote.
L’étude souligne néanmoins l’importance de ces autorités dans la gouvernance locale et la cohésion sociale. Plus de la moitié des personnes interrogées estiment que les chefs traditionnels renforcent la démocratie, alors que le Bénin a officiellement encadré leur statut à travers une loi adoptée en 2025 reconnaissant 90 chefferies traditionnelles.
Sf/APA

