Présidence de la Fifa: la Fédération française de football ne soutient plus Gianni Infantino pour sa réélection
La Fédération française de football a retiré, ce jeudi 10 septembre, son soutien à Gianni Infantino à la présidence de la Fifa. Cette annonce fait suite au projet avorté du président de la Fifa visant à créer une société à but lucratif qui intègre notamment les droits de la Coupe du monde.
La Fédération française de football (FFF) se désolidarise du président de la Fédération international de football (Fifa). Elle s’est joint, ce jeudi 10 septembre, aux organisations qui ont retiré leur soutien à la réélection de Gianni Infantino, en mars 2027, à la tête de la Fifa, après son projet avorté de société commerciale.
« Nous considérons que […] la confiance placée dans le président de la Fifa a été rompue,[…]. C’est la raison pour laquelle […] la Fédération française de football a décidé de retirer son soutien à la candidature de Gianni Infantino à la présidence de la Fifa« , a déclaré le patron de la FFF, Philippe Diallo, à l’issue d’un comité exécutif à Paris.
« Pour l’intérêt général du football »
Pour le dirigeant français, qui avait décidé de ce « comex » pour valider de manière collégiale son choix, cette décision est « pour l’intérêt général du football« , évoquant des « événements touchant au cœur du sport » pendant et après la Coupe du monde 2026.
Il fait référence à l’affaire Balogun. Exclu lors du 16e de finale face à la Bosnie-Herzégovine, l’attaquant américain Folarin Balogun a vu sa suspension automatique pour le huitième de finale levée après l’intervention de Donald Trump auprès de Gianni Infantino, qui affiche depuis longtemps sa proximité avec le président américain.
Puis, fin juillet et à la surprise générale, Gianni Infantino annonce la création d’une société commerciale ouverte à des investisseurs privés à hauteur de 20% pour y loger les recettes de la Coupe du monde.

« Consultations » pour un candidat
Depuis, le monde du football se déchire autour de sa gouvernance, jugée opaque par ses adversaires, qui lui reprochent d’avoir élaboré ce projet sans concertation. Assailli de critiques, l’homme à la tête de la Fifa depuis 2016 a rapidement abandonné son projet, ce qui n’a pas suffi à éteindre la polémique.
La Fédération française de football est l’une des plus puissantes fédérations mondiales, suit l’Italie, la Belgique, la Suède et l’Écosse, ainsi que l’Angleterre, qui a pris ses distances. Pour son patron, la FFF a une « double légitimité« .
La France sera active pour choisir un candidat, en lien avec d’autres fédérations, d’ici le 18 septembre. La 3F va ouvrir « une série de consultations » auprès d’universitaires, d’ONG comme la Croix-Rouge, ou de Kevin Lamour, le numéro 3 français de la Fifa qui a quitté son poste à la suite de la polémique.
Source: https://information.tv5monde.com/

