Le G58 n’existe plus…
Un acteur de premier plan du G58, regroupement de forces politiques guinéennes qui s’est dressé contre la conduite des affaires par les nouvelles autorités du pays, sous la direction du CNRD du Colonel Mamadi Doumbouya est clair : le G58 n’existe plus… certains étaient avec nous, mais également avec le pouvoir.
Pour cet acteur politique, « au sein du G58, il y avait des gens proches du Conseil national de la Transition (CNT) de Dansa Kourouma ou du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) de Mory Condé. Ils roulaient pour ces institutions et donc pour le CNRD. Ce, dans le seul espoir d’avoir des décrets ou des avantages. Alors, nous avons préféré laisser mourir ce groupe. Disons qu’aujourd’hui, nous avons l’ANAD de Cellou Dalein, le FNDC politique de Sidya Touré et dans une certaine mesure la CORED de Mamadou Sylla et le RPG a-e-c, ancien parti au pouvoir« .
Il indique qu’il « est souhaitable que les gens soient plus sérieux avec eux-mêmes et avec les populations. Ici en Guinée, c’est l’UFDG, le premier parti politique et son alliance politique l’ANAD, qui fonctionnent. Ils sont les seuls réellement implantés à travers tout le pays. Il y a aussi Sidya Touré et les siens qui suivent. Le RPG a-e-c ayant perdu le pouvoir n’existe plus car, c’était les agents de l’État qui le représentait à travers le pays. Les autres ont peut-être des dimensions régionales ou communales, voire même de quartiers. C’est pourquoi ils accompagnent le CNRD pour exister. C’est pourquoi ils étaient venus dans le G58 dans l’espoir d’être remorqués. Maintenant, nous avons tourné cette page. C’est une des raisons pour lesquelles nous avons plus d’une vingtaine de Coalitions politiques dont à peine trois (3) peuvent prouver qu’elles sont représentatives« .
Comment entrevoient-ils la médiation de la CEDEAO ? « Nous sommes à l’écoute. Nous avons nos propositions. Nous continuons de croire qu’il est possible d’avoir une bonne transition en 15 mois. Vous, vous dites que ces 24 mois mois devraient commencer à partir de la date de l’installation du CNT, c’est-à-dire le 5 février dernier. Si vous mettez 15 mois de plus que l’ANAD et l’UFR proposent comme durée de la transition, en prenant aujourd’hui 20 août comme date du commencement de la Médiation, vous obtenez 16 mois. Soit un de plus que nous. Donc, pas de problèmes pour un chronogramme de 16 mois. Le problème, ce n’est pas nous, ce sont les mains noires qui tournent autour du CNRD… ces organisations politiques et forces sociales qui ne pèsent rien, qui jouent à l’ethnostratégie« .
