CAN 2025: et Sadio Mané sauva la finale!
Le Maroc avait-il, vraiment besoin de ce coup de pouce grossier de l’arbitre pour gagner «sa» CAN? Non, car elle avait une équipe de joueurs talentueux et surtout combattifs emmenés par le capitaine Achraf Hakimi qui sait aller au charbon tout en gardant la maison contre les raids de l’adversaire. Tous s’attendaient donc à une finale qui ne pouvait se gagner que sur des détails, les challengers de cette ultime confrontation de la 35e Coupe d’Afrique des nations étant, tous deux, lancés à la conquête de leur deuxième sacre. Le Maroc 50 ans après son premier et pour l’instant unique trophée, et le Sénégal cinq ans après son premier titre de champions de l’Afrique.
Mais finalement, cette finale rocambolesque au vrai sens du terme, s’est jouée sur une décision arbitraire, pardon arbitrale! Un arbitrage à deux vitesses dont le héros ou le «zéro», c’est selon, s’appelle Jean-Jacques Ngambo Ndala, l’homme en noir ayant choisi de peindre en noir cette CAN marocaine dont l’apothéose était attendue par tout un continent en quête de la sauvegarde d’une CAN tous les deux ans, et non les quatre ans annoncés par le président de la Confédération africaine de football (CAF). Après avoir refusé, pour poussette, un but aux Lions de la Téranga, le Congolais, qui pourtant avait été désigné pour diriger ce match à cause de son expérience, accorde un pénalty, pour une poussette encore plus légère, aux Lions de l’Atlas! Inique! Honteux! Scandaleux!
Cet à cet instant que tout a failli sombrer pour cette CAN marocaine organisée dans de belles enceintess sportives qui ont permis à des joueurs de faire étalage de tous leurs talents. Mais le sauveur de la CAN, l’inoxydable Sadio Mané, étincellent sur le terrain mais également meneur d’hommes exceptionnel, a rappelé des vestiaires, tous ses camarades frustrés qui avaient quitté la pelouse sur un appel malheureux, même si compréhensible, du sélectionneur sénégalais, Pape Thiaw. La justice de Dieu, pour les croyants, fera le reste. Le meilleur buteur de la CAN, le Marocain Brahim Diaz, cinq buts, sort une étonnante panenka qui sera bloquée sans effort par un Edouard Mendy des grands jours.
Et le Sénégal se retrouva sur le toit de l’Afrique, après un magnifique but de l’artificier Pape Guèye. Scénario cruel pour les Marocains à qui le titre échappe depuis un demi siècle, et happy end pour des Sénégalais dont la discipline de jeu et la détermination ont fait la différence dans cette compétition où toutes les «grandes» nations de football ont tenu leur statut de favoris. Ce fut une CAN sans surprise où les bookmakers qui attendent toujours que des «petits» renversent les «grands», n’ont assisté qu’à des confirmations et à la renaissance d’équipes comme les Lions Indomptables, dont la peau avait été vendue avant le tournoi. Même si les Eléphants de Côte d’Ivoire, champions en titre jusqu’à ce dimanche soir, ont été éliminés en quart par des Pharaons égyptiens peu enthousiasmants, Amad Diallo, Yan Diomandé, Christ Inao Oulaï et leurs camarades ont donné la preuve que la Côte d’Ivoire peut compter sur la relève.
Certes, la belle fête entre frères a failli être gâchée par les fameuses images de la honte qu’aucun amoureux du foot n’aimerait voir, mais la magie du football africain a encore opéré au royaume chérifien. Et la CAN Maroc 2025 a vécu, malgré l’absence du roi Mohamed VI, tant à l’ouverture qu’à la tombée des rideaux.
Rendez-vous est alors pris pour 2027 pour la prochaine grand-messe du football africain qui se déroulera simultanément en Tanzanie, en Ouganda et au Kenya!
Par Wakat Séra

