Cheick Traoré, le cireur de la misère : quand la propagande s’habille en compassion
« Il parle de dignité comme un pickpocket parle d’honnêteté. »
Cheick Tidiane Traoré, porte-parole autoproclamé d’un mouvement sans âme nommé AFP, a voulu jouer les juges moraux de la diaspora.
Sous couvert de défendre les migrants, il signe en réalité la plus cynique des manœuvres de communication : celle d’un propagandiste en mal d’écho, recyclant la souffrance humaine pour exister politiquement.
Mais quand la bassesse se déguise en vertu, il suffit d’un mot pour faire tomber le masque.
Il fallait oser : accuser l’UFDG d’instrumentaliser la misère pendant qu’on appartient soi-même à un mouvement qui vit de la propagande et de la récupération.
Cheick Tidiane Traoré, porte-parole autoproclamé d’un machin nommé AFP, vient de signer une tribune qui ferait rougir même les apprentis moralistes du CNRD.
Ce texte se veut grave, indigné, lucide.
Il n’est que grotesque, prétentieux et surtout creux — un peu comme son auteur.
Le voilà qui découvre soudain les “jeunes migrants”, ces visages qu’il n’a jamais croisés, ces douleurs qu’il n’a jamais comprises.
On dirait un touriste moral, débarqué dans la misère juste le temps d’y prendre un selfie de vertu.
Cheick Traoré parle de “spectacle politique” ? C’est lui, le spectacle.
Un numéro ambulant de l’hypocrisie en veston, récitant les leçons d’humanisme que lui dictent les restes de la cellule communication du CNRD.
L’AFP — ce “mouvement propagandiste sans idéologie ni base” — se prend pour une conscience nationale. En réalité, c’est une succursale du bruit, un mégaphone de Kaloum, un petit écho qui cherche encore sa fréquence.
Dans sa prose dégoulinante, Cheick tente de faire croire que les autorités américaines “ne sont pas dupes”.
Sur ce point, il dit enfin vrai : elles ne sont pas dupes des petits manipulateurs qui confondent leur insignifiance avec une mission divine.
Elles savent que la misère ne se soigne pas avec des communiqués AFP, mais avec des actes — ceux que lui et sa bande n’ont jamais posés.
Cheick, qui s’érige en défenseur des “jeunes brisés par l’exil”, n’a jamais défendu personne, sinon son propre ego.
Quand il parle de “souffrance”, il faut entendre “opportunité médiatique”.
Quand il écrit “patriotisme”, il faut lire “servilité décorative”.
Et quand il invoque Dieu à la fin de son texte, on sent qu’il espère surtout un poste.
La vérité, c’est qu’il déteste dans l’UFDG ce qu’il n’a jamais eu :
la légitimité du peuple, la constance du combat, la dignité de la fidélité.
Alors il crache depuis la vitrine trouble de son “mouvement” — un conglomérat d’ambitieux en attente de nomination, prêts à tout pour plaire au pouvoir qui les méprise.
Mais le plus drôle, c’est cette phrase :
“On joue sur la douleur et l’ignorance de ceux qui ont tout perdu.”
Bravo Cheick, tu viens de résumer ta carrière.
Tu joues sur la douleur d’un pays pour exister, tu manipules l’ignorance pour paraître intelligent, et tu perds ton âme à chaque ligne que tu signes.
Pendant que l’UFDG organise, fédère, et mobilise les consciences libres, toi tu rédiges des pamphlets qui sentent la paie de mission et la fatigue du mensonge.
Pendant que des exilés reconstruisent leur vie, toi tu inventes des histoires pour justifier ton inutilité.
Et pendant que la Guinée saigne, toi tu vérifies si ton nom figure dans les “remerciements officiels” du CNRD.
Ton texte est une farce. Une farce triste.
L’AFP que tu glorifies est une agence d’auto-promotion politique, un mouvement d’ombres qui s’agenouillent en attendant l’aumône du pouvoir.
Et toi, Cheick, tu en es le poète officiel — celui qui rime la bassesse avec la vanité.
Alors non, les jeunes de New York ne sont pas des figurants.
Ce sont des témoins, des survivants, des frères que tu n’as pas le droit d’utiliser comme accessoires de ta jalousie.
La misère ne t’appartient pas.
Et la dignité, tu n’as plus les moyens de la prononcer.
La Guinée a connu beaucoup de faux prophètes, mais rarement un aussi bavard.
Et si l’Histoire retient quelque chose de toi, ce sera cette phrase :
“Il a tout fait pour être du bon côté… sauf le bon.”
Alpha Issagha Diallo
Écrivain, témoin du réel
Scalpel du mensonge et miroir des imposteurs
