Chronique : le faux semblant de la neutralité en journalisme !
Clin d’œil aux professeurs de journalisme sur les réseaux sociaux 👇
Si une personne vous dit qu’il pleut et une autre vous dit que non, votre travail en tant que journaliste ce n’est pas de donner la parole aux deux, c’est d’ouvrir votre porte ou votre fenêtre et de vérifier s’il pleut.
Maintenant, après cette vérification, quelle va être l’information ?
C’est la technique de : « Cinq minutes pour les Juifs, cinq minutes pour Hitler » que vous allez faire ? Le journaliste n’est-il pas à la recherche de la vérité ? Et, dire la vérité relève-t-il de la neutralité ou d’une prise de position assumée sur l’exactitude d’un fait en toute responsabilité ?
Encore une fois, exiger de la neutralité d’un journaliste se positionnant devant la vérité des faits n’est ni déontologique, ni juridique, ni même réaliste.
Alors, où se trouve la neutralité ?
Comme l’a dit Vincent Hugeux, grand reporter au service Monde de L’Express : « Il faut une âme de faussaire pour renvoyer dos à dos, en vertu d’une parité illusoire (neutralité), l’assiégeant et l’assiégé, le bourreau et le supplicié, l’agresseur et l’agressé. Reflet d’un nouveau conformisme, la traque compulsive du « politiquement correct » conduit parfois à promouvoir, par dandysme ou par cécité, le « moralement obscène ». »
Aussi, la charte mondiale d’éthique des journalistes exige une seule chose comme devoir du journaliste : « Respecter les faits et le droit que le public a de les connaître ».
Donc, le reproche de manque d’objectivité ou de neutralité par un politique, une autorité ou par des microbes des réseaux sociaux, n’est qu’un moyen de dévaloriser le travail du journaliste, parce qu’on n’arrive pas d’élément pour nier efficacement les faits qu’il établit.
À tous les jeunes journalistes en début de carrière et aux jeunes étudiants en journalisme dans les instituts et universités, notamment en Guinée et en Afrique, dites-vous que la science n’a pas de limite et exigez de vos professeurs l’actualisation des cours qu’ils vous enseignent.
Le savoir est un fleuve intarissable qui n’a pas de limite. Si quelqu’un tente de faire de vous des prisonniers de sa connaissance ou de sa pensée, libérez-vous par l’intelligence en lui disant que le ciel n’a pas de limite.
