Côte d’Ivoire: l’opposition unie se rassemblé à Abidjan et redemande la révision de la liste électorale
En Côte d’Ivoire, la coalition pour l’alternance pacifique a tenu son premier meeting samedi 31 mai, place Ficgayo à Yopougon. Plusieurs milliers de personnes ont assisté aux discours des dirigeants des partis d’opposition rassemblés dans la la Coalition pour l’alternance pacifique en Côte d’Ivoire (Cap-CI) ? Ceux-ci ont réitéré leurs revendications, notamment leur appel à un dialogue politique et à la révision de la liste électorale. La seule surprise a finalement été la « participation » à distance de Tidjane Thiam, alors que le chef du PDCI est absent de Côte d’Ivoire depuis deux mois.
Avec notre correspondant à Abidjan, Benoît Almeras
En Côte d’Ivoire, l’ancien patron de Crédit Suisse très applaudi quand son visage s’est affiché sur les écrans géants. « Je suis très heureux de pouvoir m’adresser à vous et j’espère qu’on m’entend » : en direct face caméra à Paris, Tidjane Thiam a tenté de galvaniser ses partisans à Yopougon. « Les ivoiriens ne sont pas des idiots ! Nous ne sommes pas des idiots ! »
Sur le fond, le propos ne varie pas. « C’est la volonté de tous les partis d’opposition réunis ici (…) d’avoir en 2025, les conditions d’une élection apaisée (…) les Ivoiriens veulent tout simplement s’exprimer librement ».
« Faire réintégrer les dirigeants radiés »
Un message récurrent depuis que la justice a ordonné la radiation de Tidjane Thiam de la liste électorale, fin avril. Simone Ehivet, ancienne épouse de l’ex-président Laurent Gbagbo, a ainsi demandé au président Alassane Ouattara de faire réintégrer les dirigeants radiés en raison de leurs condamnations pénales : « La loi ivoirienne (…) a prévu qu’il puisse prendre son bic pour écrire une loi d’amnistie ! qu’il le fasse, ça permettra de faire baisser la tension ».
Le chef du PDCI Tidjane Thiam en est également concerné, la justice ayant ordonné sa radiation de la liste électorale le mois dernier. À moins de cinq mois de l’élection présidentielle, Charles Blé Goudé demande un dialogue politique avec le pouvoir.
Le parti au pouvoir, le RHDP, lui, juge que les partis d’opposition ne sont pas exclus de la présidentielle et qu’ils peuvent y être représentés.
