Contre La sansure

Du sommet au sabotage : le vrai visage d’un petit soldat d’une rébellion sans peuple

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Je les avais invités à venir un à un, ou en groupe s’ils préféraient. Sans masque, sans pseudonyme, sans calcul. Et voilà que surgit du néant un certain Samuel Kourouma, parachuté au sommet de l’UFDG comme un colis Amazon livré sans commande, s’autoproclamant « membre des réformateurs » dans une tentative maladroite de troubler l’eau pour mieux servir la soupe du pouvoir.

Toi, Samuel, qui as adhéré à l’UFDG non pas depuis la base, non pas par conviction ni militantisme, mais par faveur accordée dans les hauteurs, tu viens aujourd’hui donner des leçons à ceux qui se sont construits dans la poussière, la peur et les bastonnades. Tu oses parler de « loyauté » et de « dignité », alors qu’on ne t’a jamais vu dans la cohue des AG, ni dans les cortèges des martyrs.

Et le plus sournois dans ton pamphlet, c’est cette insinuation malhonnête sur les familles des dirigeants. Tu t’interroges : où sont les femmes et les enfants ? Mais est-ce qu’on t’a jamais demandé, Samuel, de venir militer avec ta femme, ta tante ou ton neveu ? L’UFDG est un parti démocratique, pas une congrégation familiale. À 18 ans, chacun est citoyen et libre de son engagement. Personne n’a exigé une filiation militante.

Tu as l’audace de poser des questions, mais jamais la décence d’en poser une sur toi-même : où étais-tu, Samuel, quand nous affrontions les milices d’Alpha, les rafles, les bastonnades, tortures et kidnappings de Mamadi ? Certainement pas sur le terrain. Sauf peut-être dans un bureau climatisé à peaufiner ta langue de bois.

Et maintenant, te voilà qui cites Ousmane Gaoual et Cellou Baldé comme des modèles ? Très bien. Mais alors, assume jusqu’au bout : ce sont les modèles du reniement. Des figures de la volte-face. Des experts en virage à 180 degrés. Ce n’est pas en les invoquant que tu tromperas la jeunesse de l’UFDG. Elle les connaît. Et elle te voit, toi, Samuel, tentant de marcher dans leurs traces en espérant y laisser une empreinte.

Enfin, nous ne sommes pas amnésiques. Tu te pliais en gratitude devant ceux que tu diffames aujourd’hui. Tu souriais à pleines dents dans les mêmes salles, devant les mêmes jeunes à qui tu veux maintenant jouer au sauveur. Pauvre Samuel, tu es vraiment sournois.

Et pour clore le portrait, on n’oubliera pas que tu as trahi le BL, dont tu étais vice-président, pour venir te faire parachuter à l’UFDG. Une belle leçon de constance. Et comme si cela ne suffisait pas, il faut encore que quelqu’un t’écrive tes textes en français.

Voilà donc ton double exploit, Samuel : trahir et sous-traiter.

Alpha Issagha Diallo

Militant, témoin du réel
Cauchemar des Réformateurs

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