Contre La sansure

EN DROITE LIGNE SUR LA DÉCISION DU PRÉSIDENT CDD

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On cherche un lien là où il n’existe qu’une distance.
On fabrique des alliances là où il n’y a jamais eu de passerelle.

Oui, le Grand frère AYB a, par voie de presse, exprimé une intention d’alliance adressée à l’ensemble des acteurs politiques, sans ciblage exclusif de l’UFDG et que certains QG y attendent.

Mais une intention médiatique n’est pas une démarche institutionnelle. Une déclaration publique n’est ni courrier officiel, ni sollicitation formelle, ni cadre de discussion établi. La politique sérieuse ne se pratique pas comme un message lancé au vent.

À ce jour, aucun document écrit, aucune demande officielle n’a été adressé à l’UFDG ni à son président, Cellou Dalein Diallo.

Et l’UFDG, de son côté, a répondu avec clarté : ni candidature, ni soutien à un quelconque des 8 candidats dans cette mascarade électorale du 28 décembre 2025.

Que les choses soient dites sans détour :

Chaque citoyen est libre de compétir.
Chaque ambition est libre de s’exprimer.
Mais chaque parti est aussi libre de choisir sa ligne.

Et l’UFDG a fait le choix politique, souverain et assumé, de ne pas participer.

Ce refus n’est ni un caprice, ni une peur, ni une improvisation.
Ce refus est une ligne historique.
Ce refus est une cohérence politique.
Ce refus est une fidélité à la démocratie.

Ce n’est pas la première fois que l’UFDG dit non quand le processus est vicié. Le double scrutin référendum–législatives du 22 mars 2020 en est une illustration éloquente.

Hier comme aujourd’hui, l’UFDG refuse d’entrer dans des compétitions truquées, des rendez-vous piégés, des simulacres de souveraineté populaire.

Car on ne prête pas sa voix à une élection improvisée.
On ne bénit pas un scrutin imposé.
On ne légitime pas une mise en scène cousue pour confisquer le pouvoir au profit de Mamadi.

L’UFDG refuse d’être figurante dans un théâtre politique écrit d’avance.
L’UFDG refuse d’être l’alibi d’un pouvoir en quête d’un vernis civil.
L’UFDG refuse de danser sur la tombe du suffrage réel.

L’affaire est donc close.
Close par la cohérence.
Close par la responsabilité.
Close par la fidélité à la lutte démocratique.

Pendant que certains cherchent des raccourcis vers le palais, l’UFDG marche sur le chemin long du peuple.

Pendant que d’autres négocient la survie politique, l’UFDG assume la vérité politique.

Pendant que le pouvoir maquille la contrainte en choix, l’UFDG garde le visage de la conviction.

Car la démocratie n’est pas un costume de circonstance.
Et la Guinée n’est pas une scène pour ambitions sous ordonnance militaire.

Ma Vive pensée à Mabory Ufdg

Amadou Koloma Diallo

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