Guinée 🇬🇳 : Quand un petit clan civilo-militaire confisque l’État et achète les consciences
La Guinée traverse une période sombre, façonnée par un petit clan civilo-militaire qui a confisqué l’État comme un butin. Cette minorité dirige le pays à coups d’arbitraire, d’intimidation et de stratégies d’opacité. Mais si ce système prospère, ce n’est pas uniquement grâce à sa brutalité : c’est aussi parce qu’une partie de l’élite nationale a décidé de trahir sa mission historique.
Des personnalités publiques autrefois respectées: leaders religieux, figures politiques, journalistes, intellectuels, analystes: se sont soudain découvert une passion pour le silence complice. Des voix qui dénonçaient hier la moindre injustice se montrent aujourd’hui dociles, alignées, parfois même enthousiastes face aux dérives du pouvoir. Leur crédibilité s’effrite, mais leur loyauté envers le clan, elle, se renforce.
Plus grave encore est la cohorte de ceux qui ont vendu leur dignité au rabais. Ils couvrent les abus, applaudissent l’arbitraire et transforment le mensonge en vérité officielle. Ils justifient les dérives au nom d’une stabilité fictive, alors même que le pays s’enfonce dans un chaos soigneusement entretenu.
Mais tout n’est pas perdu. Une autre Guinée résiste : celle qui refuse de se soumettre, qui continue de dénoncer, de documenter, de parler, malgré la peur. À cette Guinée courageuse, un appel essentiel :
Tenez bon. Ne cédez ni à la peur ni aux marchandages. Chaque voix qui refuse de se courber rappelle au pouvoir que le mensonge a des limites.
Une prière les accompagne :
“Allah, protège ceux qui luttent pour la justice. Renforce leur détermination. Fais de leur engagement un rempart contre l’injustice et une lumière pour la nation.”
Et le Coran rappelle :
《Ceux qui jugent avec justice et font le bien auront leur récompense auprès d’Allah.》
(Sourate An-Nisa, 4:40)
