Guinée : Quand dire la vérité devient un crime
En Guinée, la vérité dérange. Et aujourd’hui, elle envoie en prison. Aliou Bah, président du parti MoDeL, a été condamné à deux ans de prison ferme. Son tort ? Avoir parlé. Avoir osé dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.
Aliou Bah n’a ni volé, ni commis de crime violent. Il a simplement exercé un droit fondamental : celui de s’exprimer librement. Mais dans la Guinée actuelle, ce droit semble de plus en plus interdit. Le régime du CNRD, arrivé au pouvoir en promettant la justice, la transparence et la refondation, continue de montrer un tout autre visage : celui de la répression.
Offenser le président, voilà le motif officiel de cette condamnation. Mais qu’est-ce qu’une « offense » quand on parle des souffrances d’un peuple ? Quand on critique les dérives d’un pouvoir ? C’est ce flou qui permet aujourd’hui de bâillonner toutes les voix critiques. Ce n’est plus la justice qui s’exprime, c’est la peur, déguisée en verdict.
Aliou Bah est loin d’être un cas isolé. Journalistes, activistes, opposants : la liste des personnes ciblées s’allonge. Le message est clair : « Tais-toi, ou subis les conséquences. » Mais ce que le pouvoir oublie, c’est que les idées ne s’enferment pas. Même derrière les barreaux, la parole d’Aliou Bah continue de vivre, relayée par tous ceux qui refusent la soumission.
Aujourd’hui, c’est lui. Demain, qui d’autre ? Un professeur ? Un simple citoyen qui dit : “Ce n’est pas juste” ?
L’injustice devient la règle, et la liberté, l’exception. Pourtant, une chose reste certaine : on ne gouverne pas un peuple avec la peur. On ne fait pas taire la souffrance avec des prisons. Et on ne fait pas oublier l’échec en enfermant ceux qui le dénoncent.
La Guinée mérite mieux. Elle mérite une justice vraie, une parole libre, une démocratie vivante.
À ceux qui veulent nous faire taire, répondons par notre courage.
À ceux qui veulent le silence, répondons par l’écho de notre indignation.
Restons debout. Ensemble. Et libres.
Parce que si parler devient un crime, alors nous sommes tous coupables.
Ya Allah, Toi le Juste,
Regarde notre douleur face à l’injustice.
Protège ceux qui parlent pour le bien.
Donne-nous la force, donne-leur la paix.
Fais que la vérité triomphe, toujours. Aamine.
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Abdoul Karim Diallo,

