Contre La sansure

Guinée : un rapport accablant documente quatre années de « chasse à l’homme » sous la junte du CNRD

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Un rapport explosif de la coalition Tournons La Page Guinée (TLP-Guinée) dresse un bilan implacable de la transition conduite par le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD). Quatre ans après le coup d’État du 5 septembre 2021, l’ONG parle d’une « chasse à l’homme » systémique contre les voix dissidentes, faite de répression sanglante, d’enlèvements, de disparitions forcées et d’un rétrécissement brutal de l’espace médiatique.

Derrière les discours de « refondation » et de « justice » qui avaient accompagné l’arrivée au pouvoir du général Mamadi Doumbouya, le rapport documente une réalité diamétralement opposée : au moins 70 personnes tuées par les forces de défense et de sécurité depuis le début de la transition, des dizaines de cas de torture, des enlèvements non élucidés et une liberté de la presse méthodiquement démantelée.

Une enquête de terrain menée dans un climat de peur

Pour réaliser ce rapport, TLP-Guinée a constitué une équipe de cinq personnes déployées sur le terrain entre 2022 et 2025. Les enquêteurs ont identifié et rencontré les familles ou proches d’au moins 70 personnes tuées par les forces de défense et de sécurité sur la période.

L’organisation souligne que le travail a été entravé par un climat de peur généralisée :

– 11 familles seulement ont accepté de témoigner publiquement, certaines sous anonymat.

– D’autres ont choisi de se taire, craignant des représailles dans un contexte marqué par les enlèvements, les tortures, les disparitions forcées et la surveillance des quartiers considérés comme « contestataires ».

– TLP-Guinée s’est appuyée sur un réseau informel d’acteurs de terrain : autorités locales, jeunes leaders de quartiers, organisations communautaires de base, ouvriers, journalistes, citoyens engagés.

Le rapport couvre quatre années de gouvernance militaire, de 2021 à 2025, et croise témoignages, constats de terrain, documentation judiciaire et déclarations officielles pour dresser une cartographie de la répression.

De la promesse de « refondation » à la réalité d’un régime de peur

La junte guinéenne a pris le pouvoir en 2021 dans un contexte de rejet massif du troisième mandat d’Alpha Condé, imposé dans la douleur à l’issue de l’élection contestée d’octobre 2020. Le FNDC, les Forces vives de Guinée et une large coalition d’acteurs politiques et sociaux avaient payé ce refus au prix du sang, avec déjà des dizaines de morts.

En arrivant au pouvoir, le CNRD avait promis l’inverse de ce qu’il reprochait au régime précédent :

– respect des droits humains,

– ouverture de l’espace civique,

– transparence et lutte contre la corruption,

– garantie des libertés fondamentales.

La Charte de la Transition, annexée au rapport, consacre d’ailleurs noir sur blanc :

– Le droit à la vie et l’interdiction de la privation arbitraire de la vie.

– L’interdiction de la torture, des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

– La garantie des libertés d’expression, de presse, d’association et de manifestation.

– Le droit à un procès équitable et à l’assistance d’un avocat.

Or, le rapport de TLP-Guinée montre à quel point ces engagements constitutionnels ont été violés de manière répétée et systématique.

Une répression meurtrière des manifestations et de la contestation sociale

Le cœur du rapport est une chronologie glaçante des décès imputés aux forces de défense et de sécurité depuis 2022. La plupart des victimes sont jeunes. Beaucoup sont tuées lors de manifestations, parfois même à la veille de celles-ci, ou alors qu’elles ne participaient pas aux rassemblements.

2022–2023 : la rue répond à la junte, la répression s’installe

À partir du deuxième semestre 2022, le FNDC et, plus largement, les Forces vives de Guinée organisent des manifestations pour exiger :

– un calendrier de retour à l’ordre constitutionnel,

– la fin de la gestion unilatérale de la transition,

– l’ouverture d’un dialogue politique inclusif.

Les réponses documentées par TLP-Guinée : des balles réelles, des tirs à hauteur d’homme, y compris sur des enfants.

Parmi les noms cités :

– Abdoulaye Barry, tué par balle à Hamdallaye II le 28 juillet 2022, alors qu’il habitait à plus de 10 km du lieu où il est tombé.

– Thierno Bella Diallo, 10 ans, atteint mortellement le 21 octobre 2022 à Hamdallaye.

– Thierno Ousmane Diallo, 15 ans, blessé le 14 mars 2023 à Hamdallaye 2 par des éléments du BATA, décédé le lendemain.

– Mamadou Aliou Barry, étudiant en sciences politiques, tué d’une balle à la nuque dans la nuit du 19 au 20 mars 2023 à Hamdallaye. Ses proches racontent que des gendarmes ont empêché son évacuation vers une clinique.

Les témoignages recueillis décrivent un usage des armes à feu sans respect des principes élémentaires de nécessité et de proportionnalité. Des forces censées maintenir l’ordre tirent à balles réelles dans des quartiers d’habitation denses, parfois loin des points de tension.

Les manifestations de mai 2023, organisées pour exiger la libération de leaders du FNDC et d’acteurs civils, feront au moins 6 morts, 38 blessés par balles et plus de 70 arrestations arbitraires, selon TLP-Guinée. Le procureur général n’en reconnaîtra officiellement que trois.

2023–2024 : de la contestation politique aux explosions sociales

À partir de fin 2023, les motifs de colère se diversifient :

– coupures d’électricité,

– pénuries de carburant,

– conditions de vie et de travail jugées insupportables.

Mais la réponse reste la même : la mort comme horizon.

Le rapport recense, entre autres :

– Souleymane Diallo, 16 ans, tué par balle le 4 septembre 2023 à Sonfonia Gare 2, à la veille d’une manifestation annoncée.

– Mamadou Tanou Diallo, 15 ans, abattu à Wanindara le 5 septembre 2023 alors qu’il jouait au ballon. Son tuteur raconte qu’il a reçu une balle qui a traversé la tête, après que les forces de l’ordre ont pénétré dans le quartier pour disperser tous les groupes de jeunes.

– Ismaël Diallo, 17 ans, tué le 5 décembre 2023 à Hamdallaye 2 lors de manifestations sporadiques.

– Ibrahima Bah, tué le 8 janvier 2024 à Hamdallaye lors d’une manifestation contre la pénurie de carburant.

– Mamadou Moustapha Cissé, 14 ans, fauché par des balles de gendarmes à Sonfonia Gare 2 dans la nuit du 31 décembre 2023 au 1er janvier 2024 lors de protestations contre les délestages.

Le schéma est récurrent : des citoyens descendent dans la rue pour revendiquer des droits sociaux basiques – électricité, carburant, salaire, dignité –, les forces se déploient et tirent. Des enfants comme des adultes tombent, souvent sans qu’aucune enquête sérieuse ne soit ouverte.

2024–2025 : la spirale s’aggrave, jusque dans les cas les plus sensibles

Le rapport relève aussi plusieurs cas hautement symboliques :

– Le général Sadiba Koulibaly, ancien chef d’état-major général et ancien ministre, mort en détention dans des conditions qualifiées de « troubles ». Des témoignages recueillis par TLP-Guinée évoquent de graves tortures infligées par le Groupement des Forces Spéciales.

– Le colonel Célestin Bilivogui, porté disparu en novembre 2023, dont le corps n’a été présenté à son épouse qu’en septembre 2024, avec des traces de sévices. Son corps reste retenu à l’hôpital militaire malgré les démarches de la famille.

– Le Dr Mohamed Dioubaté, chef de service en pédiatrie à Kankan, accusé d’avoir brûlé une effigie de Doumbouya, retrouvé mort dans sa cellule en septembre 2024. La version officielle évoque un « malaise », mais des témoignages recueillis par TLP-Guinée parlent de tortures répétées et de coups de fouet.

En janvier 2025, une nouvelle manifestation des Forces vives pour exiger une transition civile se solde encore par des morts :

– Mamadou Baïlo Sidibé, 20 ans,

– Younoussa Bah, 16 ans,

– Ahmadou Bah, 12 ans.

Au fil des pages, la liste des victimes s’allonge. TLP-Guinée insiste : il s’agit d’une liste minimale, fondée sur les cas documentés et recoupés, loin d’épuiser le nombre réel de morts.

Enlèvements, tortures, disparitions forcées : la répression sort de l’ombre

Au-delà des morts par balles, le rapport pointe un recours croissant à des méthodes clandestines : enlèvements nocturnes, séquestrations, tortures, disparitions forcées.

Ces pratiques sont particulièrement graves : le droit guinéen lui-même, dans son Code pénal, qualifie la disparition forcée de crime passible de la réclusion criminelle à perpétuité. En droit pénal international, elle peut constituer un crime contre l’humanité lorsqu’elle est pratiquée de façon systématique.

Foniké Menguè et Billo Bah, symbole d’un silence d’État

Le 9 juillet 2024, deux figures de la lutte citoyenne disparaissent :

– Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, coordinateur du FNDC,

– Mamadou Billo Bah, responsable de la mobilisation du FNDC et coordinateur national de TLP-Guinée.

Selon le rapport :

– Ils auraient été enlevés par des éléments du Groupement des Forces Spéciales et du Groupement d’Intervention de la Gendarmerie Nationale.

– Un militant arrêté avec eux, puis relâché, décrit des actes de torture et des déplacements forcés.

– Le procureur général reconnaît publiquement qu’ils ne sont détenus dans aucun établissement pénitentiaire, admettant de facto qu’il s’agit d’un enlèvement.

– Des responsables gouvernementaux vont jusqu’à déclarer que « les adultes ont le droit de disparaître », et, plus tard, que des cas d’assassinats et de disparitions existent « dans tous les pays du monde ».

Un an plus tard, aucune preuve de vie n’a été fournie. Plusieurs instances internationales – experts onusiens, Union européenne, organisations de défense des droits humains – ont exhorté Conakry à faire la lumière. En vain.

Des opposants, journalistes et citoyens ciblés

Le rapport recense une série d’autres cas :

– Abdoul Sacko, coordinateur du Forum des Forces Sociales, enlevé à son domicile en février 2025 par des hommes armés et encagoulés, retrouvé grièvement blessé et torturé dans une zone de brousse.

– Me Mohamed Traoré, avocat et conseiller au CNT, enlevé en juin 2025 à son domicile, puis relâché loin de Conakry après avoir subi des sévices.

– Habib Marouane Camara, journaliste d’investigation, violemment interpellé par des gendarmes en décembre 2024, roué de coups et emmené vers une destination inconnue.

– Ousmane Gnelloye Diallo, facebookeur pro-Alpha Condé, enlevé en novembre 2024 par des agents cagoulés. Sa famille déposera plainte contre X en 2025.

– Mamadou Aliou Bah, président du parti MoDeL, arrêté à la frontière guinéo-sierra-léonaise en décembre 2024 alors qu’il se rendait à Freetown pour un visa.

Le rapport note aussi des atteintes indirectes : enlèvement du père du journaliste critique Mamoudou Babila Keïta, tentative d’enlèvement du journaliste Sally Bilaly Sow, fuite forcée d’Alseny Farinta Camara, coordinateur adjoint de TLP-Guinée, après la présence de pick-up de gendarmes autour de son domicile.

Dans tous ces cas, un même fil rouge :

– opacité des procédures,

– absence de mandat ou de convocation,

– usage de la cagoule et des véhicules sans plaques,

– déni ou silence des autorités,

– absence d’enquêtes crédibles.

Une liberté de la presse sous haute surveillance

Le rapport consacre un chapitre complet aux « menaces sur la liberté de presse et d’expression ». Il documente trois dynamiques : répression des journalistes, fermeture de médias, et instrumentalisation des autorités de régulation.

Journalistes ciblés, syndicats sous pression

Parmi les cas emblématiques, celui de Sékou Jamal Pendessa, journaliste et secrétaire général du Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée (SPPG).

Le récit recueilli par TLP-Guinée décrit :

– Des manifestations pacifiques organisées par le syndicat contre le brouillage de radios, le retrait de chaînes privées des bouquets et les restrictions d’accès à internet.

– Une militarisation de la Maison de la presse, avec blindés et forces armées encerclant les locaux.

– L’arrestation de 9 journalistes en janvier 2024, libérés après intervention du parquet.

– Le kidnapping de Pendessa en pleine circulation, placé ensuite sous mandat de dépôt à la Maison centrale.

– Sa libération obtenue après la menace d’une grève générale illimitée du mouvement syndical.

Depuis, des menaces d’enlèvement clandestin pèseraient sur lui, poussant le syndicaliste à se cacher temporairement. Plusieurs sources évoquent l’existence d’une « liste » d’acteurs à enlever, dans laquelle figurerait également Alseny Farinta Camara.

Un rapport du SPPG cité par TLP-Guinée recense 70 atteintes graves à la liberté de la presse pour la seule année 2024, dont 32 séquestrations et 16 arrestations arbitraires. La quasi-totalité de ces violations auraient eu lieu à Conakry.

Fermeture de médias, blocages et sanctions en cascade

Sur le plan structurel, la politique du régime apparaît tout aussi agressive.

Le rapport rappelle :

– Le retrait par le ministère de l’Information et de la Communication des agréments d’installation et d’exploitation de plusieurs médias audiovisuels privés, dont FIM FM, Espace FM, Sweet FM, Djoma FM et Djoma TV, pour « non-respect des cahiers de charges ».

– La fermeture de radios régionales comme Fraternité FM, Badroudine FM, Baraka FM, Bouré FM.

– Le blocage ou la suspension de sites d’information comme Guineematin.com, Inquisiteur.net, Depecheguinee.com, Guineefutur.info, Presseinvestigation.com.

– L’interdiction faite aux web TV, web radios et autres médias en ligne de couvrir les manifestations publiques, sauf autorisation expresse.

– Les avertissements adressés à des médias internationaux, comme la rubrique « Les Observateurs » de France 24, pour des contenus jugés critiques.

La Haute Autorité de la Communication (HAC), censée réguler de façon neutre le secteur, apparaît dans le rapport comme un instrument central de cette stratégie : suspensions, avertissements, convocations répétées, décisions de retrait ou de blocage motivées par des notions floues comme « atteinte aux bonnes mœurs » ou « incitation à l’insurrection ».

TLP-Guinée estime que cette combinaison de sanctions administratives, de menaces physiques et de poursuites pénales a installé un climat d’autocensure massif. Beaucoup de rédactions renonceraient à traiter certains sujets, de peur de représailles

Un système d’impunité organisé

Au-delà des faits, le rapport met en avant une constante : l’absence quasi totale de redevabilité.

– Aucun des dossiers de morts par balles documentés n’a donné lieu, à ce jour, à une enquête judiciaire indépendante, publique et aboutie.

– Les familles des victimes n’ont reçu ni condoléances officielles, ni reconnaissance formelle des faits, encore moins d’accompagnement judiciaire ou social.

– Les cas d’enlèvements, de tortures et de disparitions forcées restent sans suites, malgré des plaintes déposées, des interpellations publiques et des appels répétés des partenaires internationaux.

TLP-Guinée parle d’un double verrou :

1. Au niveau opérationnel, des unités spécifiques – GFS, BAC, BATA, GFIR, CMIS, gendarmerie – sont citées à répétition, sans que leurs chaînes de commandement ne soient inquiétées.

2. Au niveau institutionnel, la justice est décrite comme instrumentalisée, davantage utilisée pour intimider les opposants que pour protéger les citoyens ou sanctionner les abus des forces de l’ordre.

Le contraste est d’autant plus frappant que la Charte de la Transition promettait de « lutter contre l’impunité », de « renforcer l’indépendance de la justice » et de « promouvoir et protéger les droits de l’homme et les libertés publiques ».

« Chasse à l’homme » et exil forcé : un pays qui se vide de ses voix critiques

En clair, TLP-Guinée utilise une formule lourde de sens : « régime de chasse à l’homme ».

Selon la coalition :

– Les voix dissidentes se retrouvent face à deux options : la prison ou l’exil.

– Les plus « chanceux » sont ceux qui parviennent à fuir, parfois au prix d’une clandestinité prolongée dans les pays voisins.

– Les autres sont détenus à la Maison centrale, torturés, portés disparus, ou tués.

Le rapport situe la transition guinéenne dans une trajectoire inquiétante :

– rétrécissement de l’espace civique,

– radicalisation du pouvoir,

– militarisation de la gestion des crises sociales,

– rupture progressive entre l’État et une partie de la population.

Pour TLP-Guinée, la situation actuelle menace directement :

– l’ancrage démocratique du pays,

– sa stabilité politique à moyen terme,

– et la confiance minimale entre citoyens et institutions.

Ce que demande Tournons La Page

Le rapport ne se contente pas de dresser un constat ; il formule une série de recommandations, adressées au gouvernement, à la société civile et aux partenaires internationaux.

Parmi les principales demandes adressées aux autorités guinéennes :

– Diligenter des enquêtes indépendantes et transparentes sur tous les cas de morts, d’enlèvements, de tortures et de disparitions forcées, en identifiant et sanctionnant les responsables.

– Annuler le communiqué du 13 mai 2022 interdisant les manifestations, contraire aux engagements internationaux de la Guinée.

– Rétablir les médias fermés et cesser le brouillage et la censure des organes de presse.

– Prendre en charge les soins et frais médicaux des blessés de la répression.

– Accompagner judiciairement les familles des victimes, au lieu de les ignorer.

– Garantir l’indépendance de la justice et mettre fin à son instrumentalisation politique.

– Former les forces de défense et de sécurité au respect des droits humains, à la gestion proportionnée des foules et au maintien de l’ordre dans le cadre des standards internationaux.

– Ouvrir un dialogue inclusif avec les Forces vives, pour sortir de la logique de confrontation permanente.

À la société civile, TLP-Guinée suggère de renforcer la documentation, la veille, les campagnes de sensibilisation, le plaidoyer et la coordination, en Guinée comme dans la diaspora.

Aux partenaires internationaux, le message est clair : lier la coopération au respect des droits humains et des libertés publiques, et soutenir de manière plus soutenue les acteurs qui défendent ces droits au quotidien.

Un test majeur pour la transition guinéenne

Quatre ans après le coup d’État du 5 septembre 2021, la Guinée se trouve à la croisée des chemins. Le régime militaire s’était donné pour mission de « refonder l’État », de restaurer la confiance et de rompre avec les dérives autoritaires du passé.

Le rapport de Tournons La Page Guinée pose une question brutale :

la transition a-t-elle remplacé une crise démocratique par un système de terreur politique ?

Au-delà des chiffres, ce sont des trajectoires brisées, des quartiers traumatisés, des communautés entières qui apprennent à vivre avec la peur, le silence ou l’exil.

La suite dépendra de la capacité – ou de la volonté – des autorités à prendre au sérieux ces alertes, et de la force des mobilisations citoyennes, nationales et internationales, pour exiger que la Guinée cesse d’être un territoire où revendiquer des droits peut coûter la vie.

Source: https://koumamedia.com/

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