Hémicycle : Anta Babacar Ngom critique la gestion du pays et le manque d’actions concrètes
A l’Assemblée nationale, ce mardi 24 février, la députée Anta Babacar Ngom a dressé un bilan sévère de la situation nationale, dénonçant la lenteur des actions gouvernementales et les manquements dans plusieurs secteurs clés.
Selon elle, « depuis deux ans, le pays ne va nulle part. Les Sénégalais sont las d’attendre ».
Elle cite des chiffres inquiétants : 17 % de surfacturation dans les contrats publics, 40 % du budget mal géré, 300 milliards cachés dans des contrats renégociés.
Elle déplore que le fait que l’exécutif puisse « lister les maux et non les remèdes ». « À quand les poses de première pierre et les inaugurations ? À quand les bonnes nouvelles dans les cœurs et les esprits des Sénégalais ? », s’interroge-t-elle.
Manque d’action concrète et crises sociales
Pour Anta Babacar Ngom, le gouvernement s’est limité à des discours et des projets théoriques :« Vous nous avez vendu des discours, théorisé des projets, mais quand vient l’action concrète, rien ne suit ».
Elle souligne également les grèves dans tous les secteurs clés (santé, éducation), rappelant qu’il ne s’agit pas de privilèges mais de droits constitutionnels. Elle a évoqué la crise universitaire, qui a entraîné la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba, comme un symbole des échecs du gouvernement dans le secteur de l’éducation, malgré les promesses faites lorsqu’elle était dans l’opposition.
La parlementaire a aussi exprimé sa surprise face à l’inaction du gouvernement :« Je suis étonnée de ne pas voir Ousmane Sonko rentrer avec les supporters sénégalais détenus au Maroc. Je me demande ce que fait Diomaye, qu’on ne voit presque plus, dans ce sens ».
Manque de démocratie à l’Assemblée nationale
Anta Babacar Ngom a également dénoncé le fonctionnement interne de l’Assemblée :« Je me désole d’un manque de démocratie, beaucoup de députés non-inscrits sont absents à cause de la répartition du temps de parole. Nous sommes allés voir le président de l’Assemblée pour lui exposer nos préoccupations, il avait pris des engagements mais n’a rien fait. »
Elle conclut en affirmant sa volonté de s’exprimer librement sur les problèmes du pays :« Désormais, je dirai ce qui me fait mal devant tout le monde, en plénière et avec les Sénégalais comme témoins ».
Yandé Diop

Source: https://www.seneweb.com/fr
