Contre La sansure

 »… il appartient au président du parti PASTEF, Ousmane Sonko, d’élever le débat et d’appeler clairement militants et sympathisants à la retenue, à la discipline et au sens de l’État. »

0

Ces derniers temps, nous assistons avec une profonde amertume à des prises de parole répétées, parfois à la limite de l’injure, visant la première institution de la République qu’est le Président Bassirou Diomaye Faye.

Au-delà des divergences politiques légitimes, ces attaques fragilisent l’image de l’État et banalisent un manque de respect envers la fonction présidentielle. Dans une République, la critique est un droit fondamental. Mais elle ne saurait se confondre avec l’outrance, l’invective ou la volonté de saper l’autorité institutionnelle.

Force est de constater que nombre de ces sorties émanent d’acteurs dont la formation politique semble insuffisante et qui paraissent ignorer les défis majeurs auxquels notre pays est confronté. À l’heure où le Sénégal doit consolider ses institutions et engager des réformes structurantes, certains préfèrent alimenter une lecture conflictuelle et stérile, en tentant d’installer artificiellement l’idée d’une division entre Ousmane Sonko et le Président Bassirou Diomaye Faye.

Ces manœuvres, qu’elles soient maladroites ou délibérées, ne servent ni la stabilité du pays ni la crédibilité de l’action publique.

Dans ce contexte, il appartient au président du parti PASTEF, Ousmane Sonko, d’élever le débat et d’appeler clairement militants et sympathisants à la retenue, à la discipline et au sens de l’État. La conquête du pouvoir impose une responsabilité accrue : celle de préserver la cohésion, de protéger les institutions et d’incarner la maturité politique attendue par les citoyens.

Par ailleurs, face à ces dérives, le pouvoir judiciaire qui est garant du respect des lois et règlements ne peut rester indifférent. Il lui revient de veiller strictement à l’application des textes en vigueur et, le cas échéant, d’infliger les sanctions prévues par la loi aux auteurs de tels agissements. L’État de droit ne peut être sélectif ; il s’applique à tous, sans distinction d’appartenance politique.

La Constitution encadre la fonction présidentielle et impose à chaque citoyen , y compris aux compagnons de lutte et aux camarades de parti , le respect dû à cette charge. La loyauté politique ne saurait justifier l’irresponsabilité ou l’atteinte à l’institution.

Le Sénégal traverse une phase décisive de son histoire. L’heure n’est ni à la division ni aux règlements de comptes verbaux. Elle est à la responsabilité, à la hauteur de vue et à la consolidation des fondements républicains.

La grandeur d’un mouvement politique et la solidité d’un État se mesurent aussi à leur capacité à faire respecter les institutions. C’est à cette exigence que nous sommes collectivement appelés.

Patriotiquement.

Souleymane Jules Gueye

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

× Comment puis-je vous aider ?