Contre La sansure

 »J’ai fait un tour sur la page de Maître Baba Titi. J’ai découvert un homme libre… »

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Pas libre parce qu’il vit à l’étranger.
Libre parce qu’il écrit sans avoir peur.
Libre parce qu’il ne ment pas pour plaire.
Libre parce qu’il ne trahit pas pour survivre.

Sur sa page, chaque publication est un fragment de vérité nue.
Pas de longs discours. Pas de fioritures.
Juste des phrases aiguisées comme des scalpels, qui ouvrent la plaie du mensonge et laissent couler le vrai.

« On attend le débat télévisé entre le Général et sa parole. »

Ce n’est pas de l’humour. C’est de la résistance.

« Ils n’ont pas trahi CDD, ils ont trahi la mémoire des jeunes qu’ils ont poussés à mourir pour des valeurs auxquelles eux-mêmes ne croyaient pas. »

Ce n’est pas une opinion. C’est une plaidoirie morale.

« Comment comptent-ils gouverner durablement avec la terreur comme seul argument de légitimité ? »

Ce n’est pas une question. C’est un verdict.

J’ai parcouru ses mots. Je les ai lus un par un. Et à la fin, j’ai compris : Maître Baba Titi ne cherche ni poste, ni place, ni médaille. Il cherche à rester fidèle à sa conscience.

Dans un pays où le courage est devenu suspect,
où les mots sont pesés pour ne froisser ni tyran, ni traître,
où la trahison est maquillée en stratégie,
il choisit d’écrire debout.

Et chaque mot frappe juste.
Contre l’injustice.
Contre la lâcheté.
Contre l’oubli.

Il n’épargne personne : ni les revirements honteux, ni les girouettes politiques, ni les nouvelles recrues du CNRD maquillées en patriotes de dernière heure.

Et pourtant, il ne crie pas. Il constate. Il pointe. Il dérange. Il réveille.

Je n’ai pas vu un militant. J’ai vu un homme. Un homme debout.
Un avocat qui défend la vérité sans costume et sans tribune.
Un frère guinéen qui nous tend un miroir. Un miroir dur, mais nécessaire.

Alors oui, merci Maître Baba Titi.
Pour ta plume.
Pour ta constance.
Pour cette liberté que tu rappelles à tous ceux qui l’ont troquée contre une nomination ou un privilège.

Dans cette nuit lourde où les justes sont traqués, ta parole est un feu. Et ce feu réchauffe. Il éclaire. Il brûle les masques.

Alpha Issagha Diallo
Écrivain, témoin du réel.

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