Contre La sansure

Journée électrique à la CAN, présidentielles contrastées en Centrafrique et en Guinée

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Après une pause d’une journée pour toutes les équipes, la fête de la Nativité est passée par là ce jeudi 25 décembre, la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations-Maroc 2025 reprend du service ce vendredi 26. Jusqu’au lundi 29 chaque équipe sera face à son destin. Une seconde journée décisive pour la suite de l’aventure, avec à l’affiche des oppositions qui auront l’allure de demi-finales, voire de finale. Sénégal-RD Congo, Algérie-Burkina Faso, Egypte-Afrique du Sud, Maroc-Mali, Nigeria-Tunisie et surtout Côte d’Ivoire-Cameroun, seront des matchs décisifs où la défaite est interdite si l’ambition est de remporter le tournoi.

Si les Lions de l’Atlas, qui ont, et porteront jusqu’au bout la pression de pays organisateur, ont rendu, lors de la première journée, une bonne copie, tout comme l’Algérie, le Sénégal la Tunisie et dans une certaine mesure le Cameroun, ce n’est certainement pas le cas pour le Burkina Faso malgré sa victoire (2-1) sur la Guinée Equatoriale réduite à 10, ou l’Egypte et une Côte d’Ivoire, qui, bien qu’ayant défait, respectivement le Zimbabwe (2-1) et  le Mozambique (1-0), sont loin de se présenter comme des bastions imprenables. Le Nigeria ayant arraché ses trois premiers points sans convaincre face à la Tanzanie, les camarades de Victor Osimhen qui cherchent toujours leur football, ont impérativement besoin de se surpasser pour dominer la Tunisie dans ce duel entre aigles qui se déroulera dans le ciel de Fès le samedi 27 décembre.

La Centrafrique et la Guinée, elles ne participent pas à la CAN Maroc 2025, mais ne la vivent pas moins passionnément, à travers la magie des ondes. Mais ce week-end, et plus précisément le dimanche 28 décembre, Centrafricains et Guinéens auront un œil sur le ballon rond qui rebondit sur les pelouses marocaines, et le second sur les bulletins qu’ils sont appelés à glisser dans les urnes pour désigner leurs présidents de la république. Les jeux paraissent davantage ouverts à Bangui où le président sortant, Faustin Archange Touadera, candidat à sa propre succession sera face à des challengers de taille comme les anciens Premiers ministres Anicet-Georges Dologuélé et Henri-Marie Dondra.

A Conakry par contre où la campagne électorale n’a été, du reste dominée que par l’ombre du seul président de la transition, Mamadi Doumbouya, c’est un boulevard qui a été ouvert pour le général décidé à se faire une virginité par les urnes. Certes, ce scrutin permettra à la Guinée de fermer les parenthèses d’une transition politique, mais il aura été fermé de bout en bout aux véritables adversaires du général Doumbouya, en l’occurrence l’ancien président déchu, Alpha Condé, et les anciens Premiers ministres, Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré, tous contraints à l’exil.

En Guinee, la campagne électorale a été dominée par l’ombre du seul président de la transition, Mamadi Doumbouya, Sa seule sortie est celle jeudi, au concert de Koffi Olomidé. 

 

Pourtant, aux premières heures de son coup d’Etat qui a été applaudi, même par l’opposition, parce qu’il mettait fin à un régime de fer lancé dans un troisième mandat anticonstitutionnel, Mamadi Doumbouya affirmait à toutes les tribunes que ni lui, ni aucun de ces collaborateurs de transition ne seront candidats à rien. Mais beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et l’appétit est venu en mangeant, poussant le président de la transition à chercher à s’installer dans la maison qu’il était venu juste balayer. Le non-respect de la parole donnée consommée, le général n’entend pas avoir d’obstacle sur son chemin vers le pouvoir civil.

Ainsi va l’Afrique, entre émotions fortes à la CAN de football et instincts poussés de conservation du pouvoir ailleurs!

Par Wakat Séra

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