Contre La sansure

LA FRANCE, COMPLICE JUSQU’AU BOUT

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Ils l’ont enlevé.
Ils l’ont torturé.
Et ils l’auraient exécuté ? Réduit au silence ?

Sa veuve, terrorisée, a fui la Guinée pour se cacher dans un pays voisin.
Elle n’a rien demandé d’autre qu’un visa pour la France.
Un simple droit de passage pour se mettre en sécurité et raconter la vérité.

Un visa qu’on lui REFUSE depuis un an.
Refus méthodique. Refus parfaitement conscient.

Tout cela n’est pas un secret : le journaliste français Thomas Dietrich l’a révélé.
Il a alerté le ministère de l’Intérieur.
Toutes les autorités françaises savent.

Pourquoi ce refus ?

Parce qu’en France, cette femme serait bien plus qu’une réfugiée.
Elle deviendrait un témoin oculaire, une victime, une preuve vivante.
Elle renforcerait la plainte déjà déposée en France par le FNDC contre Mamadi Doumbouya.
Elle donnerait un visage, une voix, un récit implacable derrière les mots : enlèvement, torture, disparition.

Et c’est précisément cela que la France refuse. Sans masque. Sans honte.
Elle bloque cette femme pour protéger un dictateur qu’elle subventionne et reçoit en grande pompe.
Elle sacrifie la justice sur l’autel des petits calculs diplomatiques et commerciaux.

Voilà la vérité

La France préfère protéger un bourreau qu’accueillir sa victime.
Elle préfère le silence des morts et l’errance des veuves à la gêne d’un procès.
Elle se lave les mains du sang qu’elle aide à verser.
Elle ferme sa porte et son cœur, sans même un faux-semblant de dignité.

La grande nation des droits de l’homme ?
Non. La grande protectrice des bourreaux.

Alpha Issagha Diallo
Sans peur, sans maître, sans silence.

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