L’Appel des Forces Vives : De la Fidélité aux Serments et du Salut Public
Il est des conjonctures où le silence devient félonie, et l’inaction, trahison manifeste envers la Patrie. La récente proclamation des Forces Vives, dénonçant avec la gravité qui sied ce qu’elles qualifient de « parjure assimilable à la haute trahison », retentit comme le tocsin dans la conscience nationale. Ici, point de clameurs vaines : mais la ferme déclaration d’âmes éprises de justice, rappelant que le pouvoir n’est point apanage d’un homme, mais dépôt sacré confié par la Nation, et dont le détenteur répond devant l’Histoire et l’Éternité.
En affirmant qu’elles ne se prêteront à « nulle initiative visant à légitimer cette dérive autoritaire », ces vigies de la République rallument la flamme de l’honneur et réaffirment que la parole donnée ne se renie point impunément. Par leur exhortation au peuple guinéen, aux forces éprises de liberté et à la communauté internationale, elles dressent un rempart de conscience contre l’infamie que constituerait la trahison des engagements solennels pris au nom de la République.
L’annonce de manifestations pacifiques à compter du 5 septembre 2025, sur toute l’étendue du territoire et jusque dans les confins de la diaspora, s’inscrit dans la plus pure tradition de la résistance civique : celle qui oppose au despotisme la fermeté de la loi et la grandeur de l’âme. La Charte de la Transition n’est point un symbole décoratif, mais l’astre qui éclaire la marche de l’État ; quiconque en détourne le gouvernail se rend coupable d’un forfait contre l’ordre républicain.
« L’heure est venue de reprendre en main notre destin », proclament-elles. Ce cri n’est pas vaine déclamation : c’est un appel vibrant, une convocation au courage, un rappel solennel que nul peuple ne demeure debout sans la garde jalouse de ses droits.
Il sied donc de saluer hautement la rectitude de cet appel et la noblesse de son dessein. Le peuple, qui veille dans le silence de ses foyers, a entendu cette voix claire. Et, lorsque sonnera l’aube du 5 septembre 2025, il saura répondre, non dans le tumulte des passions vaines, mais dans la discipline des âmes résolues, unies par le serment de rendre à la République son visage d’honneur et de vérité.
Que ceux qui se croient maîtres du temps et du destin méditent ceci : le pouvoir n’est qu’un hôte éphémère dans les mains des hommes ; la gloire s’attache à la vertu, et l’infamie au parjure. La République, elle, demeure, et l’Histoire grave à jamais le nom de ceux qui l’ont servie avec fidélité.
Konate Lancine de la jeunesse du rpg arc en ciel



