»L’aspiration à la liberté et à la justice demeure solidement ancrée dans le cœur des militants de l’UFDG… »
La décision du CNRD de dissoudre l’UFDG, aux côtés d’autres formations politiques majeures, révèle sa véritable posture face à la démocratie et à l’État de droit. Loin de favoriser la paix sociale ou l’unité nationale, cet acte arbitraire plonge la Guinée dans une profonde incertitude quant à son avenir institutionnel.
Parallèlement, notre pays s’enfonce dans un climat délétère marqué par des enlèvements et des disparitions forcées. La terreur n’épargne personne : des femmes, des enfants de 7 ans, jusqu’aux aînés de 80 et 84 ans sont arrachés à leur foyer. Ces exactions constituent une offense intolérable à la dignité humaine et aux droits fondamentaux du peuple guinéen.
Toutefois, l’histoire nous enseigne une leçon immuable : si l’on peut dissoudre une structure administrative, on ne dissout jamais l’âme d’un peuple. L’aspiration à la liberté et à la justice demeure solidement ancrée dans le cœur des militants de l’UFDG et de chaque citoyen épris de droit.
Aucun décret, aussi autoritaire soit-il, ne saurait museler la volonté d’un peuple résolu à défendre son honneur et son destin. L’UFDG peut être rayée des registres officiels, mais elle demeure vivante dans la conscience collective.
La lutte pour la démocratie en Guinée ne s’arrête pas ; elle se réinvente et par tous les moyens nécessaires.
