Le Club de Madrid accueille Cellou Dalein Diallo
La Guinée, terre de richesses et d’opportunités, semble pourtant s’acharner à repousser ses propres fils les plus brillants, ceux qui, par leur savoir et leur engagement, pourraient l’arracher à la misère qui la ronge depuis son accession à l’indépendance. Parmi eux, Cellou Dalein Diallo incarne cette tragique contradiction : adulé sur la scène internationale, reconnu par ses pairs pour son expertise et son expérience, il demeure pourtant marginalisé par son propre pays.
L’admission de Cellou Dalein Diallo au prestigieux Club de Madrid, aux côtés de figures aussi illustres que Bill Clinton, Gordon Brown, Michelle Bachelet, ou encore Jean-Claude Juncker, n’est pas un hasard. Ce cercle réunit les anciens chefs d’État et de gouvernement les plus influents du monde, ceux qui ont laissé une empreinte durable dans la gestion des affaires publiques. Si ces personnalités considèrent Cellou Dalein Diallo comme un interlocuteur de premier plan, c’est bien parce que son expérience et sa vision politique sont de nature à apporter des solutions concrètes aux problèmes de gouvernance.
Comment alors expliquer que la Guinée, qui souffre de corruption, de mauvaise gouvernance et d’une économie en déliquescence, puisse se permettre d’ignorer un homme de cette trempe ? L’histoire récente du pays est jalonnée d’exemples de talents sacrifiés sur l’autel des luttes intestines et des ambitions personnelles. Mais n’y a-t-il pas une limite à cette hémorragie de compétences ?
Cellou Dalein Diallo n’est pas un simple technocrate. Ancien Premier ministre, il a montré, durant son passage au gouvernement, qu’il savait prendre des décisions difficiles mais nécessaires pour redresser l’économie du pays. Sa gestion du portefeuille des Transports et des Travaux publics en est un témoignage éloquent. Pourtant, au lieu de capitaliser sur cette expérience, le pouvoir guinéen a préféré l’écarter, comme si la compétence était une menace plutôt qu’une ressource.

Mais Cellou Dalein Diallo est aussi un politicien aguerri. Il a réussi à bâtir un grand parti politique, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), une véritable institution, une machine capable de conquérir le pouvoir et de gouverner. Son leadership et sa vision permettent d’espérer une Guinée réconciliée, où toutes les composantes de la nation trouveraient leur place, amorçant ainsi un développement économique et social durable.
Le paradoxe est flagrant. Tandis que le monde reconnaît son savoir-faire et le sollicite pour des dossiers de haute importance, la Guinée persiste à le marginaliser. Et pourtant, c’est bien cette exclusion systématique des hommes de valeur qui condamne le pays à stagner dans le sous-développement. Comment espérer un avenir meilleur lorsque ceux qui peuvent impulser le changement sont empêchés d’agir ?
Il est temps que la Guinée apprenne à reconnaître ses propres forces et à cesser de les combattre. Le progrès ne viendra pas de l’exclusion, mais bien de l’inclusion des compétences et des bonnes volontés. Cellou Dalein Diallo, par son expérience et sa stature internationale, incarne une opportunité rare pour la Guinée de sortir du cycle infernal de l’instabilité et du sous-développement. Encore faut-il que les dirigeants en place aient le courage de privilégier l’intérêt national aux intérêts particuliers.
L’histoire jugera. Mais il est encore temps pour la Guinée de changer de cap, de cesser de voir en ses propres fils des ennemis, et d’accepter enfin que le salut viendra de ceux qui ont la compétence et la vision pour bâtir un avenir meilleur.
« Un pays qui combat ses propres talents se condamne lui-même à l’oubli. Il est temps de bâtir une Guinée qui reconnaît et valorise ceux qui peuvent la hisser au rang des nations respectées. »
