Le général Oligui, homme fort du Gabon, se déclare candidat à l’élection présidentielle
Pour pouvoir enregistrer sa candidature, l’ancien chef de la garde présidentielle devenu président de la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI) doit auparavant « effectuer une mise à disposition » temporaire, précise la page Facebook « Infos CTRI officiel » en démentant des rumeurs annonçant samedi sa démission des forces armées.
« À la fin de la période électorale, il reprendra sa tenue militaire en attendant les résultats (…). S’il est élu, il devra faire une mise à disposition définitive » et ne portera plus l’uniforme, « s’il n’est pas élu, il retournera dans les casernes, comme tout militaire en fonction », selon la même source.
Cependant, « il totalise 28 ans de carrière militaire » et « sept ans de mandat ne changeront pas sa manière de penser et d’agir. Il restera pragmatique et fidèle à ses valeurs », précise le message d’Infos CTRI officiel.
Une vingtaine de prétendants ont déjà retiré leur dossier de candidature la semaine dernière, selon les médias locaux. La procédure d’inscription prévue jusqu’au 8 mars inclut un test linguistique, un contrôle médical et une déclaration de biens.
Un pays riche en pétrole, manganèse et bois
Augmentation de la capacité du réseau électrique, contrôles des chantiers lancés depuis 2023 « avec des moyens considérables », visite du palais présidentiel pour les écoliers, flux télévisé consacré au bilan de la transition… les derniers jours ont été marqués par une intense activité institutionnelle.
Le général Oligui a ainsi assisté vendredi au raccordement de deux centrales électriques flottantes du groupe turc Karpowership au réseau de la capitale, où vit près la moitié de la population du pays. Ce au moment où les coupures d’électricité, très fréquentes, alimentent un très vif mécontentement au sein de la population.
Dimanche, c’est la douloureuse question de la dette intérieure qui a été abordée devant les enseignants et chercheurs. Le chef de l’État leur a promis de régler la moitié des 2 milliards de FCFA (3 millions d’euros environ) d’arriérés, avant de les remercier d’avoir renoncé au reste.
Le Fonds monétaire international (FMI) s’est récemment inquiété de la dette qui a dépassé 70 % du PIB de ce pays pourtant riche en pétrole, manganèse et bois.
