Le Président en exercice de la CEDEAO a quitté Conakry
Le président en exercice de la CEDEAO, Umaru Cissoko Embalo a effectué une visite éclair à Conakry pour faire démarrer la mission de médiation de l’organisation sous-régionale ouest-africaine. A-t-il pu faire comprendre au Colonel Doumbouya et au CNRD qu’ils doivent tout faire pour présenter un chronogramme raisonnable.
Selon diverses, le président bissau-guinéen a informé le Colonel Mamadi Doumbouya de « tout faire pour que le programme du retour à l’ordre constitutionnel ne dépasse pas les 24 mois. Et il semblerait que le Colonel Doumbouya l’a compris et accepté. Le seul problème est de savoir à partir de quand le décompte va commencer« .
Au niveau des milieux du pouvoir, certains voudraient que le décompte commence « à partir du moment où le chronogramme sera accepté par la CEDEAO. C’est-à-dire début août, dans quelques jours« . Mais d’autres estiment « que le décompte devrait commencer à partir de la date d’installation du CNT. Cet organe est en place et a posé beaucoup d’actes, comme les visites à l’intérieur du pays pour soi-disant consulter le peuple. On ne peut nier cela. Pour cela, les 24 mois devraient commencer en février 2022 et cette transition devrait donc finir fin janvier 2024. Le CNRD sera resté aux affaires depuis pratiquement 2 ans et demi« .
Pour un membre des forces vives, « si l’on doit commencer la transition de 24 mois à partir de maintenant, il faudrait mettre en place un nouveau CNT et voir comment implanter également des Conseils préfectoraux de la transition (CPT). C’est-à-dire que nous aurons des débats et propositions au niveau des préfectures (CPT), qui seront remontés au niveau national (CNT). Le peuple sera ainsi mieux associé. Il faudra aussi mettre un gouvernement d’union nationale dirigé par une personnalité proposée par les Sidya Touré, Cellou Dalein, le RPG a-e-c et le FNDC.. Si cela est fait, il y aurait une justification pour d’autres 24 mois de transition« .
Cette proposition est bien accueillie par un analyste politique, juge qu’elle « pourrait permettre d’avoir un programme de transition qui va favoriser le soutien financier et matériel de la communauté internationale. Mais ces Conseil de transition préfectoraux et national doivent être désignés par le camp du CNRD et celui du groupe des Sidya, Cellou et RPG. Chacun sait que présentement ce sont les deux forces en place. Beaucoup de partis politiques et de groupements sociaux sont du côté du CNRD. Pour cela ensemble, qu’ils aient les 50 pour cent, même si en réalité ils ne pèsent même pas 20 %. Seulement, lorsqu’un vote doit se faire, il faudra une majorité de 55 % des voies pour que cela puisse être validé« .
