LE TEMPLE QUI NE LAISSE PLUS RIEN PASSER
Macka Baldé : De la coulisse des selfies au strapontin de la honte
Soyons clairs : dans des conditions normales, ce garçon ne mériterait même pas une réponse.
Mais voilà, les temps ont changé.
Nous avons décidé de ne plus rien laisser passer, même pas les aboiements des seconds rôles recyclés en figurants d’État.
Macka Baldé parle.
Il parle de fuyards.
Il parle de justice.
Lui, qui a passé toute sa carrière à lécher les bottes des leaders de l’opposition, espérant une nomination comme d’autres espèrent un ticket de loto.
Lui, qu’on retrouvait toujours dans l’ombre des conférences de presse, à attendre qu’on lui tende le micro ou qu’on lui cède une place sur la photo.

Quand il était avec les forces vives, c’était pour être vu, pas pour se battre.
Quand il criait avec le FNDC, c’était pour s’approcher, pas pour s’engager.
Le jour où il a compris que l’opposition ne lui offrirait ni galon, ni fauteuil, il a changé de camp… mais pas de posture :
Toujours à plat ventre.
Toujours à l’affût d’un strapontin, d’un pin’s à la boutonnière, ou d’un titre en toc pour gonfler une carte de visite.
Aujourd’hui, le pouvoir lui prête un micro.
Et voilà qu’il s’improvise juge, qu’il condamne en bloc des résistants, des exilés, des survivants du gaz et de la terreur.

Mais qu’il se détrompe :
Ce n’est pas l’exil qui est une fuite, c’est sa servilité qui est une défaite.
Car pendant que lui pleurniche pour rester visible, nous, nous préparons le retour des principes.
Pendant qu’il confond notoriété et loyauté, nous, nous marchons pour la dignité.
Qu’il reste où il est.
Sous la table.
À attendre la prochaine miette.
Alpha Issagha Diallo
Militant, témoin du réel
Bouclier du temple
