Contre La sansure

LES 7 BÊTISES CAPITALES DE GUILLAUME HAWING

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Guillaume Hawing, ancien ministre en quête de recyclage, a cru malin de transformer une mascarade électorale en séance de numérologie d’État.

Résultat: un texte qui cumule les fautes intellectuelles comme d’autres cumulent les strapontins. Revoyons tout ça en détail.

1. Confondre une élection avec une séance de maraboutage

Une élection se compte. Elle ne se devine pas.
Hawing remplace les procès-verbaux par des additions mystiques, comme si la souveraineté populaire obéissait à l’astrologie et non au droit.

2. Annuler arbitrairement les chiffres qui dérangent

Chez Hawing : 9 devient 0, 18 devient 0, tout ce qui gêne disparaît. C’est une innovation majeure : la soustraction sélective de la réalité. Même les mathématiques n’y survivent pas.

3. Forcer le chiffre 14 comme on force une conclusion

Le raisonnement ne mène pas au 14. Il est conduit au 14, escorté, menotté, assigné à résidence. On part d’un pourcentage truqué pour arriver à une prophétie politique pré-écrite. Ce n’est pas une démonstration. C’est une mise en scène.

4. Transformer une durée constitutionnelle en fatalité mystique

Sept ans devient un totem.
Deux fois sept devient une promesse divine. La Constitution est reléguée au rang de texte décoratif, pendant que Hawing s’érige en grand prêtre du mandat éternel. La loi est remplacée par le chiffre fétiche.

5. Se servir de la numérologie comme lettre de motivation

Ce texte n’est pas destiné au peuple. Il est destiné au palais. Chaque addition est un clin d’œil. Chaque conclusion est un appel du pied. C’est un CV déguisé en calcul, une candidature sans programme, mais avec zèle.

6. Prendre les Guinéens pour des enfants crédules

Hawing suppose que le peuple va applaudir : une fraude expliquée par des chiffres magiques, une confiscation du pouvoir justifiée par une addition bricolée. C’est une insulte calme, polie, technocratique… mais une insulte quand même.

7. Réussir l’exploit de ridiculiser le pouvoir qu’il veut servir

C’est peut-être la plus grande bêtise. En croyant défendre Mamadi Doumbouya, Guillaume Hawing montre surtout que le régime manque à ce point d’arguments qu’il doit recourir à : d’anciens ministres recyclés, des raisonnements d’école primaire, et des tours de passe-passe intellectuels.

Guillaume Hawing n’a pas prouvé deux mandats. Il a prouvé une chose : quand la légitimité manque, le ridicule prend le relais. Et dans cette équation-là, ce ne sont pas les chiffres qui parlent, ce sont les ambitions en fin de course.

Alpha Issagha Diallo
Spécialiste des raisonnements qui ne tiennent pas debout, même avec 7 piliers

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